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La tour du Champ de Mars atteint sa troisième

plaie-forme. Pour les remercier de leur travail, M. Eiffel a donné à chacun de ses ouvriers un billet de cent francs.

12. — Le duc d'Aumale est allé donner une poignée de main à M. Garnot, pour le remercier. Il a dit qu'il était heureux de se trouver à TElysée. Peut-être serait-il plus heureux d'y habiter ! mais ne soyons pas méchants. Il est allé ensuite à la séance de l'Académie française au milieu d'une foule qui remplissait la place et les cours de l'Institut. Jules Simon présidait ; il a remercié chaleureusement le duc pour le cadeau de Chantilly.

13. — L'abbé Méric vient de gagner un gros lot à un tirage du Crédit Foncier. Il a envoyé immédiatement dix mille francs à la petite Conférence de Saint- Vincent de Paul, dirigée par les étudiants du Cercle du Luxembourg. L'abbé Méric est cet ancien professeur de la Faculté de théologie qui succéda au Père Gratry dans la chaire de la morale évangélique et ne lui fut pas inférieur.

14. — Mort de Lente, l'avocat de Wilson ; l'avocat le plus habile, le plus disert du Palais. Toujours sur la brèche, il se tua au travail. Pendant bien longtemps, quoique fort occupé, il n'osa prendre un secrétaire dans la crainte de paraître faire son important. En qualité de' compatriote (il était de Lucheux, près de DouUens) je me permis de lui faire des reproches. Enfin il s'y décida.

Il marcha dès ses débuts à pas de géant ; les plus grosses affaires lui furent confiées ; quand il les expliquait, les juges, ceux même de l'esprit le moins ouvert, le comprenaient parfaitement, aussi lui en

étaient-ils très reconnaissants. La maladie le guettait. Il en eut raison une première fois, non sans avoir eu de dures souffrances. Il me les décrivit un jour d'une façon imagée; je me rappellerai, jusqu'à la fin de ma vie, ce récit d'une nuit sans sommeil passée à sa fenêtre; mais la seconde fois.il fut vaincu. Un jour, que je passais aveiî lui devant le collège Louis-le- Grand, il me dit: « J'ai été maître d'études ici. Je n'ai pas mal fait de quitter l'Université ; qu'en disrtu? » Je lui répondis : « /' te awis^ mais si tu continues à t'épuiser en plaidant partout, comme tu le fais, tu auras, malgré ta robuste constitution, lieu bientôt de regretter d'avoir quitté notre vieux bahut de Louisle-Grand. » Je fus, hélas ! trop bon prophète.

C'est bien grâce à lui que Wilson eut la chance de ne pas être condamné, malgré les assauts furieux de l'opinion publique.

29. — Le jeune fils de M. Chevreul, âgé de 70 ans seulement, est venu voir son papa et... il a profité de ce voyage pour mourir. On fit ses obsèques à Saînt- Médard. Notre centenaire n'y était pas, bien entendu.

30. — L'ingénieur Eiffel a fini sa tour en fer de 300 mètres. Du quai je viens d'en apercevoir le faîte.

Ce n'est sans doute pas artistique. Les plus grands artistes se sont même élevés contre l'idée de faire cette énorme cheminée et ont dit que c'était un outrage à Vart ; mais il faut épater les Américains par quelque chose de bizarrement grandiose ; on a quelqu'espoir qu'ils le seront. Cependant cette tour ne manque pas d'être belle, même poétique à ses heures: c'est quand, derrière ses mailles de fer et ses découpures, passent majestueusement de gros nuages ou noirs, ou blancs, ou colorés pas les feux du soleil couchant.

31. — Le procureur général, M. Bouchez, ne veut absolument pas requérir contre Boulanger, dont le Gouvernement voudrait se débarrasser en tant que conspirateur. « Je ne vois pas, dit-il, dans les agissements du général matière à poursuite ».

i®"* Avril 1889, — L'avocat général Quesnay de Beaurepaire remplace Bouchez, révoqué. Débordement d'injures contre lui.

M. Jules Quesnay de Beaurepaire a publié divers romans, pas trop mauvais, sous le nom de Jules de Glouvet.

3. — M. Bouchez s'est fait réinscrire au tableau des avocats.

5. — Le Général a disparu au moment où il allait être arrêté, car il est renvoyé avec Rochefort et le comte Dillon devant le Sénat, pris comme Haute-Cour de justice.

6. — De la terrasse du Luxembourg, côté du boulevard Saint-Michel, j'aperçois le drapeau tricolore sur la lanterne de la tour du Champ de Mars, la tour de M. Eiffel. Ce drapeau a 7 '"50 de long sur 4™ 50 de large.

Quant à la tour, elle a 300 mètres, y compris la lanterne.

M. Eiffel a terminé son œuvre un mois avant l'ouverture de rplxpositiou.

10. -- Dans la nuit du 8 au 9 avril, mort de M. Chevreul. Au Muséum les cours ont été suspendus et les galeries fermées C'est une chose bizarre que d'honorer les morts en cessant tout travail. Est-ce à

cause de Téinotion qui empêche de travailler? Mais on avouera que pour ce bon M. Chevreul, on s'attendait à sa mort depuis assez longtemps.

Comme presque tous les jours, il était allé en voiture, le matin du 3 avril, voir les travaux de la tour Eiffel qui excitait son admiration. On n'a jamais dit qu'il fût artiste, c'est déjà beaucoup dêtre un grand savant. Le soir, il ne se trouva pas très bien et s'assoupit,, mais d'un mauvais assoupissement; à une heure.du matin (nuit du 8 au 9) il entr'ouvrit les yeux comme pour dire adieu à la vie ; il les referma immédiatement et pour toujours.

Il était né à Angers le 31 août 1786. Encore quelques mois et il allait atteindre sa cent troisième année.

Dans la journée, pour régler ses petits comptes, il avait fait venir son ami, un jeune prêtre de 70 ans, l'abbé Lelièvre, attaché à l'hospice de la Pitié.

13. — Les obsèques de M. Chevreul, faites aux frais de l'Etat, ont eu lieu à Notre-Dame. Le deuil était conduit par le petit-fils, Eugène Chevreul. M. Méline, président du Conseil des ministres, avait tenu à y assister. Le convoi passa devant le n° 41 delà rue des Ecoles, où se trouve l'Association des étudiants. Beaucoup d'entre eux s'étaient massés à cet endroit pour honorer le doyen des étudiants, comme M. Chevreul aimait à s'appeler. Du reste le président de l'Association tenait un cordon du poêle. Au moment où le cortège débouchait sur le boulevard Saint- Michel, le 43® de ligne joua la Marche funèbre de Chopin. Les couronnes étaient fort belles. Le centenaire était du reste conduit à sa dernière demeure au milieu des fleurs les plus rares, car les garçons du Muséum en avaient dévalisé les serres. Après la cérémonie, le convoi se dirigea vers le cimetière de

THay où M. Chevreul fut enterré auprès de sa femme. Il avait à l'Hay une maison de campagne ; pendant la belle saison il retournait presque toujours k pied du Muséum à THay. Il attribuait sa bonne santé à cette promenade quotidienne.

15. — Le général Boulanger, le comte Dillon et Rochefort sont donc renvoyés devant le Sénat. Mais les citations n'ont trouvé personne, car ces trois Messieurs sont en ce moment à Bruxelles... en villégiature ; p. p. c.

3 Mai i 889 — Tout le Quartier est en ébullilion ; on caquette sur le pas des portes ; on se montre aux fenêtres; les gardiens de la paix prennent un air solennel. Carnot va venir rendre visite à l'Association des étudiants de la rue des Ecoles. Carnot va arriver ; Carnot arrive. Carnot arrivé est fort aimable ; il salue très gracieusement à droite, à gauche, sans être gêné par son faux-col. Les mauvais sujets prétendaient qu'il n'osait pas se remuer, pour ne pas abîmer son faux-col. Ce n'est pas vrai. Le Président a la désinvolture très dégagée. lia offert aux étudiants sa photographie signée, avec ces mots : A mes jeunes amis ! Il connaît bien le Quartier, l'excellent homme, puisqu'il est ingénieur, sorti de l'Ecole Polytechnique. Le charme de cette très aimable visite aux étudiants fut un peu gâté par la présence de tous les vieux et gros bonnets de l'Université qui se crurent obligés de venir faire leurs salamalecs au Président et de montrer leurs faces, ornées de poils poivre et sel. Ce n'était plus la fête de la Jeunesse.

5. — Ce soir, grandes illuminations du Panthéon, de la Sorbonne, de la Mairie, en un mot de tous nos

édifices, parce qu'il y a cent ans, à pareille date, les Etats-Généraux ont lenu leur première séance Quant aux bons bourgeois ils ne se mettent pas en grands frais de chandelles. Cette date n'a pas le don de les émouvoir, pas plus, du reste, que les ouvriers. Les quatre-vingt-dix-neuf centièmes ne s'en doutaient pas avant que les journaux de cette semaine n'en parlassent. Du reste, en fait de date du 5 mai, le public bonapartiste ou non ne connaît que celle de la mort de l'Empereur : 5 mai i82l, et encore ça se perd.

6. — Ouverture de la Grande Exposition du centenaire de 1789 et inauguration des galeries par M. le président de la République.

19. — La place Maubert et le boulevard Saint- Germain sont, aujourd'hui, pleins d'athées, du moins de personnes se disant athées, qui viennent célébrer la fête de la Lihre-Pensée. Ils inaugurent la statue à' Etienne Dolety élevée à l'endroit où il a été brûlé à cause de ses doctrines d'athéisme. Une le fut qu'après décision de la Sorbonne et du Parlement de Paris.

De mon balcon du n'' 70, boulevard Saint-Germain, où je suis venu en quittant le n° 4 de la rue de la Sorbonne, j'aperçois la statue de Dolet dont on vient d'enlever les enveloppes. Elle est plus grande que nature ; vers le soir elle m'apparaîtra comme un fantôme sinistre. Dolet a les mains liées et semble sur le point d'être supplicié. Je descends sur le boulevard et vais voir le piédestal. La Ville de Paris, la tête ceinte d'une couronne murale, délie les liens d'une jeune fille très décolletée : c'est la librepensée. Une espèce de gamin m'attrape et veut me convaincre de la canaillerie du clergé qui a fait brûler Dolet. J'ai l'imprudence de lui répondre : « C'est très

possible ; mais la question n'est pas bien élucidée, les libraires, très malmenés par lui, l'ont peut-être perdu plus que les prêtres. » J'ai cru qu'il allait me manger le nez. Dolet était imprimeur à Lyon.

La question de savoir si Dolet a été pendu ou brûlé est fort controversée. Pour mettre tout le monde d'accord, l'administration municipale, pas bête, a, sur un bas-relief, fait représenter Dolet pendu au-dessus d'un brasier ardent.

Au moment de sa mort le malheureux aurait dit, assure-t-on :

Non Dolet ipse dolet, sed pia turba dolet.

Ceci se passait en 1546.

21. — On a guillotiné, aujourd'hui, un caporal, nommé Géomay, qui avait assassiné une marchande de vins du boulevard Saint-Germain, au n° 234.

22. — Géomay, ayant demandé que son corps ne fût pas porté à l'amphithéâtre de l'Ecole de Médecine, sem bel et bien enterré comme un bon citoyen. Cette déférence envers les coquins est déplorable. Pourquoi enlever aux études des corps sains et jeunes, pour la plupart, tandis que, dans les amphithéâtres, ne se trouvent le plus souvent que des corps d'individus morts à l'hôpital et affaiblis par la maladie. L'Ecole de Médecine ne réclame pas assez énergiquement.

27. — On s'est rué, hier, sur les ascenseurs de la tour Eiff'el qui manœuvraient pour la première fois.

— Malgré la grande exposition rétrospective, il y a néanmoins le Salon ordinaire ; j'y ai admiré un grand tableau de Lhermitte, destiné à la nouvelle Sorbonne : Claude Bernard faisant une leçon de physiologie.

18 Juin i889. — Comme on avait absolument besoin d'eux, pour aller à l'Exposition, les cochers naturellement se sont mis en grève, depuis quelques jours, afin de faire augmenter leurs salaires ; mais ils se sont bien vite aperçus que tout le monde les blâmait et que le public allait néanmois à l'Exposition en employant toutes sortes de véhicules ; alors ils ont abandonné leurs prétentions et les revoilà fouets en mains ; que de bons pourboires ils ont perdus !

Dimanche 26. — Inauguration de la statue de Leverrier dans un petit jardin qui fait vis-à-vis à la façade de l'Observatoire. On ne put, m'a-t-on dit en 1872, lors de la mort de Leverrier, obtenir du Conseil municipal un emplacement sur une place publique, parce que Leverrier fut nommé sénateur de l'Empire pas bien longtemps après le Coup d'Etat ; M. Thiers n'eut pas cette rancune. Leverrier avait été obligé de donner sa démission de directeur de l'Observatoire parce que sa cruelle maladie d'estomac le rendait grincheux et insupportable pour tous, grands ou petits personnages de l'Observatoire. Son successeur, Delaunay, mourut noyé aux bains de mer. M Thiers renomma Leverrier * en disant : « Sans Leverrier, les étrangers n'admettent pas d'Observatoire ».

2 Juillet 1889. — Les étudiants sont allés en masse à l'Exposition au Café Egyptien de la rue du Caire, afin de protester contre les contorsions de la danse du ventre. Je ne sais pas trop ce qui s'est passé, mais toujours est-il que les agresseurs n'ont pas été punis

♦ La vraie place de la statue de Leverrier était au carrefour de l'Observatoire ji l'endroit où depuis a été élevé le monument de Francis Garnier.

et qu'il n'en et pas été (te même pour les aimées. Le café a été fermé pendant trois jours. C'est bien vilain évidemment de voir s'agiter et évoluer les nombrils féminins ; mais ce n'est nullement immoral, car c'est trop laid ; et dans ces aimées, je ne crois pas qu'il y ait de vraies prostituées. Elles viennent tout simplement montrer à l'Occident les pratiques et les petits talents de l'Orient. Je fus bien étonné la première fois que j'allai à ce Café Egyptien. C'était un dimanche. Le matin, j'avais assisté, dans la chapelle de Saint- Julien-le-Pauvre *, à la splendide grand'messe orientale des Grecs catholiques. Il y avait là un Grec que je ne quittais ni des yeux ni des oreilles, car c'était lui qui chantait presque seul la grand' pn esse. Sa voix me transportait au troisième ciel Dans l'après-midi, j'entrai au Café Egyptien, et qu'est-ce que je vois? mon Grec catholique qui allait et venait au milieu des sultanes, offrant du café dans de minuscules tasses. Il arriva devant moi et sembla me reconnaître. Je lui dis à l'oreille : « Je vous fais mes compliments de votre voix. A dimanche à Saint-Julien » Il me baragouina quelque chose qui voulait vraisemblablemeni dire ceci : « On gagne comme on peut sa pauvre vie. »

5. — Le vieil Hôtel-Dieu a été démoli, mais pas son annexe, qui étale toujours sa laideur repoussante, près du Petit-Pont. Sur la façade latérale de cette annexe, place du Petit-Pont, ou vient d'apposer une plaque de marbre où se trouve l'inscription suivante :

1 La chapelle roumaine de Saint-Julien-le-Pauvre avait longtemps servi de chapelle à PHôtel-Dieu, mais elle était abandonnée depuis la reconstruction de Phôpital de l'autre côté du parvis Notre-Dame. Elle fut, en 1888, accordée aux Grecs catholiques en communauté avec Péglise romaine.

a A la télé du Petii^Pont s'éleeait la tour de bois^ que défendirent contre les Normands, pendant le siège de 886, douze héros Parisiens : Ermenfroi, Hervé, Herlaud, Ouacre, Herviy Arnaud^ Seuil, jobert, Hardre, Guy, Aimardy Gossouin ».

14. — Les vingt-quatre bataillons scolaires ont manœuvré triomphalement sur la place de THôtel de Ville, abusant outrageusement de leurs peaux d'âne et de leurs fifres. Le général Jeanningros, qui est à leur tête, leur a distribué des récompenses; je n'ai pu savoir quoi : des sucres d'orge à Vabsinthe, probablement.

24. — Les ouvriers viennent d'entourer de planches la lanterne du Panthéon. La foule s'assemble, s'émeut et dit : « la croix va être enlevée. »

25. — Non ; le toit de la lanterne a des fissures comme un vulgaire loit. On les lui bouche ; voilà tout.

Mais si rien ne se passe en haut du Panthéon, il n'en sera pas de même en bas, car dans quelques jours on amènera du monde aux caveaux, et du beau monde même.

k Août 1889, — On transporte au Panthéon les restes de : Carnoi, de Marceau, de La J'our d' Auvergne et de Baudin Rien de triste dans cette cérémonie funèbre ; les musiques militaires jouent de petits airs guillerets. Les quatre cercueils sont placés, sur un même catafalque, devant la porte du Panthéon, dans rimmense péristyle à colonnes. Le Président, petitfils de l'un des quatre grands morts, leur rend les honneurs en prononçant quelques phrases. Les

troupes défilent devant le catafalque et font le tour du Panthéon.

— On a inauguré, avant-hier, la nouvelle Sorbonne, que j'ai vu édifier petit à petit, du haut de mes fenêtres, rue delaSorbonne, n*^2, quand j'y demeurais. Les rues étaient envahies par une foule d*étudiants étrangers invités à Tinauguration. Les étudiants bohèmes y faisaient traîner leurs sabres. Les Anglais de l'Université d'Oxford et de Cambridge arboraient leurs coiffures polonaises, leurs écharpes et leurs culottes collantes, etc., etc.; on acclamait surtout les Russes et les Américains. Après la cérémonie, les étudiants étrangers ont parcouru le Quartier avec leurs oriflammes.

5. — Assisté au service que MM. du Pontavice de Heussey, petits-neveux de La Tour d'Auvergne, ont fait dire, dans l'église de Saint-Etienne-du-Mont, à la mémoire du ^premier grenadier de France. Ils n'ont pas voulu que la translation des ossements de leur g?and-oncle fût une cérémonie exclusivement civile.

A l'entrée de la nef se trouvait une table, avec un registre, sur lequel certaines personnes s'inscrivaient, et un plat d'argent dans lequel d'autres mettaient leurs cartes

Les chants funèbres furent magnifiques et la cérémonie me produisit beaucoup d'impression. Ces Messieurs n'ont nullement voulu protester contre la cérémonie laïque ; ils ont tonu simplement à faire prier pour leur glorieux grand-oncle.

16. — Disparition de M. Gouflé, huissier très connu à Paris, demeurant rue Montmartre.

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