‹ Caliban, suite de La tempête, drame philosphiqueChapitre 61 sur 74 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

BON.VCCOUSO.

Oh ! gardez-le, monseigneur. Dès que les choses humaines tombent dans le peuple, le ridicule surabonde et le rire ne prouve plus rien. Le rire, en temps de démocratie, est un argument qui n'a plus de tranchant.

PROSPERO

J'ai quelque peine à vous entendre parler de la capacité et de la modération de Caliban.

BONACCORSO.

Mon Dieu, tout est relatif. Les hommes valent par leur situation, non par eux-mêmes. Caliban est l'homme de la situation ; il nous sauve. En lui résistant, on l'exaspérerait.

PROSPERO

Eh bien, soyez sauvés.

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