‹ Caliban, suite de La tempête, drame philosphiqueChapitre 62 sur 74 · ORLANDO ET ERCOLE · texte numérisé non relu

ORLANDO ET ERCOLE

Résistez avec nous, monseigneur.

Angiolino, Jacomioo, Jaciato s'approchent.

ANGIOLINO.

Monseigneur veut-il écouter ses humbles serviteurs? Qu'il cède. Pourquoi se sacrifierait-il pour des sots qui, après tout, sauf la mine, ne valent pas mieux que Caliban? Allez, monseigneur, nous les connaissons.

JACOMINO.

Oui, nous les connaissons. Pas un seul d'entre eux n'a voulu me nourrir pour les jouissances que je lui aurais donné. Je ne demandais que la nourriture et le logement, et de quel logement je me serais contenté !

ANfilOLIXO.

Ces gens-là vivent de nous. Ils n'auraient pas une pensée, pas un sentiment si nous n'étions là pour le leur exprimer. Nous leur ouvrons l'infini, nous leur vendons l'idéal, et ils nous jettent deux sous d'un air de supériorité. Sans nous, ils ne savent

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