‹ Caliban, suite de La tempête, drame philosphiqueChapitre 69 sur 74 · LE LEGAT · texte numérisé non relu

LE LEGAT

Et il y a dans vos États des ennemis de Dieu très- obstinés , qui blasphèment tous les jours, avec un incroyable excès d'audace, celui par qui régnent les rois.

L'orgue cesse. On entonne le cbant Te Deum iaudamus, te Dominum t'onfiUmur,

Le premier devoir de ceux qui commandent est de venger l'honneur de celui par qui ils commandent.

CAMBAN.

Oui, j'espère que Dieu sera bon pour moi après tout ce que j'aurai fait pour lui.

LK CIlGEin.

Te œtennun patreni omnis terra veneratur.

Parmi ces impies trùs-scclérats, il en est un plus coupable que les autres, et dont le châtiment sera une bien grande joie pour Dieu, pour ses anges et pour toutes les âmes saintes de l'Eglise militante et triomphante. C'est Prospère. Il est d'ailleurs l'ennemi mortel de Votre Altesse. C'est un honune dangereux, un adversaire de l'ordre établi. Permettez-nous de le mettre dans les prisons de rinquisilion. Il n'y pourra plus nuire. Dieu veut peul-clre i)rocurer le salut de son àme par raflliction de son corps.

CALIDAN.

Ah! non. Tuiscz-vous. Ne me rappelez pas ces

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