‹ Caligula: tragedie en cinq actes et en versChapitre 54 sur 61 · LE CORYPHÉE · texte numérisé non relu

LE CORYPHÉE

De roses vermeilles Nos champs sont ileuris, Et le bras des treilles Tend a nos corbeilles Ses raisins mûris.

Puisque chaque année, Jetant aux hivers Sa robe fane'e, Renaît couronnée De feuillages verts ;

Puisque toute chose S'offre à notre main, Pour qu'elle en dispose, Effeuillons la rose, Foulons le raisin.

Car le temps nous presse D'un constant effort !

Hier la jeunesse^ Ce soir la vieillesse, Et demain la mort.

Étrange mystère !

Chaque homme à son tour Passe solitaire Un jour sur la terre ; Mais pendant ce jour...

De roses vermeilles Nos champs sont fleuris, Et le bras des treilles Tend à nos corbeilles Ses raisins mûris.

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