‹ Calorimétrie & ThermométrieChapitre 13 sur 30 · AL · texte numérisé non relu

AL

£ Figure 8.

À défaut de lunette, on peut lire à l’aide d’une glace : on la dispose en ss parallèlement à la tige thermométrique ff, à égale distance entre celle-ci et l’œil o (fig. 8)

(1) Lerb. der Phys. ] Pfaundler, Bd Il, 2 Abth., S. 54.

Re de manière à voir en coïncidence le centre de l’image de la pupille et la division que l’on veut lire, On met quelquefois la glace en s's' derrière la tige, mais cette disposition a l'inconvénient d’obliger l’œil 0, à changer

son état d’accomodation pour voir les point à et o/ (1).

T° Influence de la dilatation de l'enveloppe.

Elle a été particulièrement étudié par Regnault (2), I. Pierre (3), Boscha (4), Reckuagel (5), etc.

Ce que nous avons dit sur l’application de la dilatation apparente du mercure à la mesure de la température nous dispense de longs détails. Rappelons simplement que la marche d’un thermomètre dépend non de la valeur absolue de la dilatation de l’enveloppe, mais de la loi de cette dilatation. Ainsi, deux thermomètres peuvent marcher parfaitement d'accord bien que les coefficients de dilatation de leurs enveloppes présentent la plus grande différence possible. Soient en effet deux instruments dont les verres aient pour coefficients de dilatation, les valeurs extrêmes 0.00002 et 0,00003. Les coefficients de dilatatation apparents du mercure y seront dans le rapport de 16 à 15. Supposons les deux réservoirs égaux et les tiges de même diamètre intérieur. Les colonnes mercurielles qui, à 100°, déborderont au-dessus des zéros seront elles-mêmes dans le rapport de 16 à 15, mais il en sera de même aussi des longueurs des degrés dans les deux échelles; les indications de celles-ci seront donc identiques pour des tem-

(14) Lerb. der Phys. L. Pfaundler, 4 Abth,, S. 45, (2) Mém. de l’Acad. des Ke., t. T, p. 163.

(3) Ann. Chim.-Phys., 39 série, t. V, p. 427.

(4) Pogg. Ann. Erg., Bd V.

(5) Pogg. Ann., Bd CXXIII.

= pératures identiques. Une différence dans le coefficient de dilatation du verre n’a donc pas plus d'influence qu’une différence dans la capacité du réservoir ou dans le diamètre de la tige; elle influe sur la longueur, mais non sur l'exactitude du thermomètre.

Il en serait autrement si, dans sa dilatation, le verre suivait une loi différente de celle du mercure; en dehors des points 0° et 100°, arbitrairement faits égaux, les indications seraient différentes, parce que le rapport 16/15 n’existerait plus. Les écarts, qui dans l’intervalle de 0° à 400°, atteignent à peine 0°,2, peuvent dépasser 10° aux températures voisines de 350.

En résumé, le thermomètre à mercure est passible d’une série de causes d’erreur qui font que, non-seulement les indications de deux instruments différents, mais même celles d'un seul et même exemplaire ne sont pas toujours concordantes. La plupart de ces erreurs, par une série de précautions minutieuses, se laissent, il est vrai, réduire à quelques centièmes de degré, mais il en est une, celle qui résulte de la dilatation du verre, que l’on ne parvient à éliminer que par la comparaison de l’instrument avec le thermomètre à air. Cette comparaison a du reste l'avantage d'éliminer du même coup les erreurs de calibrage et de graduation. Il importe donc d’y recourir, en s’assurant au préalable, au moyen d'un index mercuriel détaché le long de la tige, que celle-ci ne présente pas de ces variations brusques qui devraient de suite faire rejeter l'instrument.

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