‹ Calorimétrie & ThermométrieChapitre 14 sur 30 · HIL. — 'THERMOMÈTRES SPÉCIAUX · texte numérisé non relu

HIL. — 'THERMOMÈTRES SPÉCIAUX

Thermomètres calorimétriques. — Tandis qu’un thermomètre étalon possède toujours les points O et 400, un

Re VS thermomètre calorimétrique ne comprend qu’une portion de l'échelle assez petite (10 à 20 degrés) pour pouvoir être subdivisée en 1/50° de degré. La graduation a lieu par comparaison avec un étalon; on suspend les thermomètres à comparer dans un vaste bain d’eau dont on ne fait varier la température qu'avec une lenteur extrême en y ajoutant des quantités convenables d’eau chaude. On agite le liquide d'une façon continue, on secoue les thermomètres avant les lectures et on fait celles-ci avec toutes les précautions précédemment indiquées. On construit une courbe des résultats en prenant pour abeïsses les indications du thermomètre étudié et pour ordonnées les corrections correspondantes. On dresse à l’aide de cette courbe une table de correction. Il suffit ensuite de procéder de temps à autre à la vérification du zéro, qui du reste varie peu, les thermomètres calorimétriques n’éprouvant guère d’autres oscillations que celles de la température ambiante. Les thermomètres calorimétriques doivent être réduits en eau: l’opérations’exécute, soitempiriquement au moyen: du calorimètre et d’un second thermomètre, soit mieux par la pesée séparée des divers éléments dont ils secomposent.

Thermomètres médicaux. — Les thermomètres médicaux dont la figure 9 représente une forme, sont, comme les précédents, des thermomètres à échelle fractionnée. Comme eux, ils doivent être précis et sensibles. Leur échelle ne dépasse guère 45°. Ils donnent généralement le 1/5 ou le 1/10° de degré. On les gradue aussi par comparaison. Certains "+ portent le zéro, mais alors, pour donner à la Figure 9tige une longueur moindre, on ménage souvent dans letube thermométrique un réservoir intermédiaire suf-

Mo fisant pour loger le mercure que la dilatation pousse jusqu'à la portion utile de l'échelle.

Thermomètre métastatique. — Sous ce nom, Walferdin a imaginé un thermomètre qui, à lui tout seul, quoique ayant une tige de très faible longueur, remplace toute une série de thermomètres à échelle fractionnée. Le réservoir est très petit et la tige, divisée en parties d’égale capacité, a une étroitesse telle qu’une variation de température de 3° à 4°, suffit pour faire parcourir à la colonne mercurielle toute l'étendue de l’échelle. Le tube se termine par une ampoule et l'instrument est rempli de mercure, même à la température la plus basse qu’on se propose d'apprécier.

Avant d'employer le thermomètre, on en règle la course, de manière que le sommet de la colonne mercurielle se trouve dans la tige pour les températures à mesurer. Supposons qu'il s'agisse d'évaluer des tempétures comprises entre 35 et 40°, on porte l’instrument à une température un peu supérieure à 40°, puis, l’abandonnantau refroidissement, on lui imprimeune secousse brusque, qui à pour effet de briser la colonne mercurielle au niveau du point rétréci au-dessous de l’ampoule. Le mercure contenu dans celle-ci y reste, tandis que, par refroidissement, le niveau du liquide situé audessous s’abaisse. L’instrument est ensuite employé comme un thermomètre ordinaire et l’on a soin, à chaque observation, de noter celle des divisions marquées sur la tige qui correspond à la position d'équilibre du sommet de la colonne mercurielle. On convertit ensuite en degrés centigrades les indications obtenus, en s’aidant de la comparaison avec un étalon.

Walferdin aemployé des thermomètres métastatiques pour lesquels le degré centésimal avait 1 décimètre de longueur. Une division en millimètres donnait donc

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