‹ Calvin;Chapitre 16 sur 50 · Clinp. i". — Lob et lu lions qui suivent le rapportent · texte numérisé non relu

Clinp. i". — Lob et lu lions qui suivent le rapportent

Pnia dont: qu'il aime mieux honnrcr le bais et lu pipi d'être en réputation Je n avoir point de ilii-u, i! apport c bien Ht vi'lniiiciitc cette impression de lu mojeslé di laquelle tellement ne se peut effacer de l'esprit liiiuinin. est plus ni«é, de rompre son affection naturelle : ce certes elle .-si rompue, quand l'homme de sa liaules présomption s'.iljii i^.-..- lolonluiiTiiiout si>iis les plus i tures de la terre, ufin de porter révérence il Dieu,

Ceux-là mêmes qui s'efforcent de nier Dieu et qui ['éloignent de leur esprit, le tentent involontairement dans leur cœur.

Lu majesté de Dieu se venge d'eus eu époumntnnl ilniilunt plus leurs eonseieuees <pi ils s efforcent de lu fuir. Ils regardent bien toutes les cachettes qu'il est possible pour se

retirer de la présence de Dieu, et là cl I d'etiuiee la mémoire

d icelle de leur entendement ; nniis. Itou gré tin.il gré, ils sont tenus enserrés. El rombien qu'il (y:o>ô/«'iT' si-mMe nueiinos

fuis quelle 9 évanouisse pour petit de temps, ne: lus elle

revient toujours ai lei presse de (Ban pins que par avant.

tellement que s'ils ont quelque relilobe de l'angoisse de leur

eioiseieeec, ell lîffère guère du dormir des ivrognes uu

frénétiques, lesquels niéoie en donnant ne reposent pi-inl .-n Iranquillilé, d'au! nul. qu'ils sont inquiétés iissiilnellemenl {cuntiaiittltiiirnt) de visions et songes éjmuvulilublrs.

Pour le chrétien, savoir qu'il y a un Dieu, e'est savoir en même temps que Dieu est l'auteur Je toutes choses; que toutes les créatures lui doivent l'existence, et par conséquent l'obéissance et la soumission; qn'il est la source <le tout bien, qu'il faut doue s'al tacher à lui, et, sans chercher a

L a INSTITUTION CHlUiTlENHB H. ï.f>

l'amuser par de vaines cérémonies », tâcher de mplaire eu sainteté et innocence île cœur ».

La connaissance de Dieu devient ainsi le premier degré de la foi.

Dieu, par sa nature inlinie. échappe à « notre >etite capacité ». 11 a voulu cependant que nous le connaissions, cette connaissance étant nécessaire I totre salut. Il s'est donc manifesté dans sa création ; , cri^nivé ii sa majesté dans ses œuvres, pat*

ïsqucHes « il se rend prochain et familier '■> nous et se communique ». Le monde est un r dans lequel nous contemplons le Dieu invisible. Il n'esl si petite portion du vaste univers i laquelle ne reluise quelque étincelle du sa {loirs. Les sciences humaines, la Physique, la Médecine, l'Asi colonie, étudient ces merveilles : leur tCCOUrS est utile, il n'est point nécessaire. L'homme « le plus rude », en jetant ses regards autour de lui, peut, derrière l'oeuvre, découvrir l'ouvrier.

] n'est point clinsp cochée ou obscure, quelle vertu r sa seule parole; île lui™ il shiii ciillltlliindi'iiii-iil ni.iinlo-

uii trembler le ciel do tonnerres, brûler ce que bon lui

es espèces île tempêtes; un nul Ïiii-iiL que bon lui tiendra an léréniU toute paisible; soutenir telleee pendue on loir qu'elle ne puisse luire nuisniice

, c bien que [quoîgnt) par su hauteur elle lu

rnnee de la détruire, et iiiiiiiilfiiiinl I émouvoir liorriblciurnt e ïii.pclniisilé îles vents, ilu tiucnl npoiscr ses

lu tondre tranquille, kteme i celle puissante noue

loi! conduire û répéter (mèrlUer) son éternité, mi qn il luut te celui soit éternel et ttit siin commencement de soi-inéuie, t toutes cluses prennent leur origine.

Lu physique de Calvin est celle de la Bible. Sa philosophie est relie des apôtres. Dira 1 crée te monde par sa puissance; il continue de le gouverner selon sa sagesse. Rien n'arrive sans sa volonté, mémo ce qui nous paraît en dehors du « cours de nature ». Calvin nous met en garde contre les ic folles imaginations » des philosophes, même de Platon, « le plus sobre et le plus raisonnable de tous, et approchant le plus de religion ». Leur plus grande erreur est de croire que la fortune puisse avoir uoe part quelconque dans l'arrangement de notre destinée, ou que la justice de Dieu puisse jamais être en défaut dans la répartition des biens et des maux entre les hommes.

Et ce qu'il «ou lire Ici niiVliiint- ■■! malfaiteurs pour quelque temps impunis, un contraire endure que les liens et innocents soient grevés de plusieurs adversités el même oppressés pur liniquité des mauvais, en cela lu règle perpétuelle de sn justice ne doit être obscurcie. Mnis nu contraire nous devons nvoir une tout autre pensée : t'est que. quand manifestement sou ire (sa colère) se déclare bus quelque pêche, il faut reconnaître que Ions pérliés lui sont délcsLitiles; et d'uutunt qu'il en laisse beaucoup impunis, il Faut ultendre un untre jugement, auquel la punition en est différée.

Ici pourtant une objection se présente. Comment le péché a-t-il pu entrer dans le monde P Si la création est la manifestation visible de Die», le pur miroir de sa puissance et de sa sagesse, comment Dieu a-t-il pu permettre qu'elle fût souillée dès l'origine par une tache imprimée sur la plus noble des créatures terrestres? Si l'ouvrier était parfait, l'œuvre a dn être parfaite aussi. Comment donc l'homme, image de Dieu, a-l-il pu transgresser le

« 1NSTITCTION CHRETIESSE 11. 67

eommmdenient de Dieu? Et si rien ne se fail que parla volonté divine, c'est donc Dieu ijui a voulu

\i- |" ; - ■lu'', et le mal qui en esi la suite? Calvin c

Renée par mettra tous eea raisonnemanta ata la compte de t Impiété, qui espère se couvrir elleiiiriuc.' en ] >hkid;i ni contre Dieu, F,u pareil cas, ton

premier mouvement est looj t de ié "lier

l'atlagne avec on geete d'indîgnatî a de dizain.

Pourtant, comme l'nbjeeticm suliNt^ttt, il y revient s les éditions de 15G0 et 1561. Là, il distingua \ liais de I àme, l'un avant, l'autre après la chute.

ant la chute, toutes les parties Je l'ilme étaiorit ri|tJM

bien ranger : l 'e n tend «ne lit était snin et tatici l|

nte était libre i'i élire le bien. Si on objecte tn-demiui

qu'elle étuit connue en li'-u glÎMunt, poorïo quell» mint

e faculté et jiuinSKiii'i* imbécile, je rï-pnnd» que, pour ôler

tnutr émue, il auffim.it ijue Dieu l'eût mise en rr degri fat

dit. Car ce u .'luit |>u* rujsnn, que Dii'ii dit astreint

ù cette nére-ssilé «!■- fuin- l'b me tel qu'il n« pût ou ne

t |iéclicr. Vrai est .|n.- la MtDra en MM .-'■ri il été plus ili'elleute ; mois di- plnidir précisément

mtM Dieu et le eonireroler. tomme s'il eût été tenu de 1 qu'il pouvhil lui donner lant peu qu'il lui eût plu. Or

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rinlé 1,

En somme, l'explication revient à une fin de nonrecevoir, à une recommandation de sobriété.

1,'liomnie a péché, par désobéissance et par orgueil, et pat' le péché il s'est séparé de Dieu. Il en est résulté un changement dans sa nature, dont

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