Éditi
toute la des rendanre d'Adam a souffert, « Ainsi a été efl'acée l'image céleste qu'il portait, d'autant qu'étant aliéné de Dieu par le péché, semblablement il a été étrange de la communion de tous les biens lesquels ne se peuvent avoir qu'en icelui'. u 11 a perdu son franc arbitre, qui était une partie de son héritage céleste, et il est tombé sous la u seigneurie du mal », Il a gardé la volonté d'agir, mais il n'a plus la faculté de déterminer ses actes. Il pèche par nécessite, mais non par contrainte; et son péché doit retomber sur lui, puisqu'on somme, il l'a voulu. C'est par ces distinctions subtiles que Calvin prétend concilier le se H ' arbitre avec la responsabilité. Le moraliste, en lui, proteste contre J.i sentence absolue du théologien. Il craint que l'homme, se sentant sous la servitude du mal, et désespérant de son salut, ne s'abandonne sans résistance au penchant de sa nature pervertie. Il lui laisse même par moments quelque reste de sou ancienne grandeur.
Ni iiis ne ni" ns pas i[u il n'y ni! quelque s flirt de noblesse
en notre nature, laquelle nous doive inciter ;i suivre justice e\ honnit''!" Car pool ne pouvons panier ni ;i notre pre-
-u' .•rij(ine, "■ « 1" lin <l luquellc umia sommes créés, que
cette cogitation /■-.>•<■) ne nous suit tomme un aiguillon
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ruynnine de Dieu. M ni- tant s'en fiiut que celte reçu liuance
nous doive éleïer le weur, que plutôt elle noua doit amener ,, Luiiiilile eL modestie. Car quelle est cette origine ? A suvoir, de laquelle nous sommes déchus. Quelle est la fin de noire «eation? Celle de laquelle nous sommes du tout détournes,
{médité) noire misérable omditmn. miils «émissions, et, en gèmiuant, soupirions «près notre dignité perdue.