Édition de 1541, cluip. u
Dignité perdue, qae la grâce divine nous fera :r : misère de grand seigneur, dira Pascal, misère de roi dépossédé.
Dieu, en effet, qui avait laissé tomber l'homme sous l'empire du mal, ne pouvait cependant consentir ii se voir éternellement séparé de sa créature. Mais comment renouer le lien rompu ? Comment combler l'abîme que nos iniquités avaient creusé entre le ciel et la terre? « La chose était du (oui désespérée, si la majesté île Dieu ne fût descendue k nous, vu qu'il n'était point eu nous de monter à elle, n Jésus-Christ s'est fait notre médiateur; mais il n'a pu l'être qu'à la condition de réunir eu lui la nature humaine et la nature divine. Fila de Dieu, il nous a faits enfants de Dieu en participant à notre humanité. En prenant noire condition, il nous u transféré la sienne.
Dieu, ayant
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.'n !-ii personne, ;itin que ce qu'il avait ti..' propre nous appartint, cl ainsi qu'il fût, coi lément avec non-. Fils Je Dion
et Fil* d'homme. Ponc cette cauao, nous espérons ipie l'héritage céleste psi autre, i ■■■<■ que le Fils unique de Dieu,
Or. s
Christ médiateur, vrai homme et vrai dieu, pre nant sur lui nos misères et nous faisant participer sa gloire, mourant avec nous et pour nous, et non
la Rédemption soit compléta. Les deux pftles du monde moral, le Dieu saint et l'homme pécheur, se
rejoignent, pour ainsi dire, dans la personne du Sauveur. Mais qui ouvrira les âmes à la parole du Sauveur!' C'est la fonction du Saint-Esprit, el ainsi s'achève la Trinité, le Dieu en trois personnes, o distinctes et non divisées ». On peut se représenter le Saint-Esprit comme le lien entre Jésus* Chrisl et l'homme, de mémo que .lés us- Christ est le lien entre l'homme el Dieu. Mais Calvin recommande de ne pas trop épilogucr sur ces matières, ou, comme il s'exprime, de « garder une grande sobriété ». « Car comment un entendement humain réduira-t-il à sa petitesse Fes»ence infinie de Dieu, vu qu'il n'a encore pu comprendre quel est le corps du soleil, lequel se voit assidue! le ment (continuellement) à l'œil? Et même, comment pourra-t-il chercher la substance de Dieu, vu qu'il ne connaît pas la sienne propre? Pourtant [n'est pourquoi], que nous permettions à Dieu la connaissance de soi-même. » Quant à nous, d qu'il ne nous vienne en l'entendement de rien
; Dieu, sinon
parole; d'en
parole ; d'en rien