ORGANISATION OF
d'action. Il n'avait pas lé nager les intérêts le tour de main haliih ■crapules, i|i avait Lien, p premier séjoi comme il dis
'É fi LISE 1
le sens calme et froid,
art
l de
■les
tail-c
ifconslances,
i besoin l'absence de
le grand politique. Il
les expériences de son
e son « apprentissage »,
sulïisanl pour affronter
encore une l'ois une situation contre laquelle tons îdiants de sa nature, tous ses goûts et toutes ses aptitudes devaient le meure eu garde?
Pour connaître Calvin, le plus sur témoin est encore loi-même. Quels que puissent être ses autres défauts, il n'a jamais menti. Il était d'une extrême sensibilité. Une impression un peu forte, de quelque nature qu'elle fut, agréable on pénible, remuait tout sou être. Kien ne restait ei la surface, tout allait au fond de l'âme. A l'entendre s'exprimer sur certains incidents de minime importance, on croirait à des exagérations de langage, si l'on ne connaissait la précision habituelle de son style. Un joui' Bucer lui reproche, avec les formes les plus douces, d'avoir trop sévèrement un de leurs collègues; il répond : n J'ai été inondé de joie {gaudio profitais) !vaiil ta lettre, qui m'a été remise pendant que je dînais, et je ne me rappelle pas avoir vu briller sur ma vie, pendant les trois derniers mots, heure plus heureuse {Ixtiorem inilii horam affutaùta); mais quand je l'eus parcourue après le dîner, j'en ressentis un tel coup de fouet [sic fui flageltatus), que je me suis agité et tourmenté toute la nuit, el que pendant trois jours je n'ai pu me retrouver moi-même. » Une autre fois, s 'imaginant
que des documents importants lui ont été dérobés, il en aal taliemenl bouleversé qu'il garde le lii pendant un jonc. Dan?; la polémique, il passe la mesure, Bt il en conviant. « Je mu suis échappé a moi-mènie [mi/ii el'ipurts mm) », dit-il quelque pari, en parlant d'une riposte qui, après ['impression, lui parut trop vive. Il L'i>nnail ses impatiences, ses colères; il s'en délie, sans pouvoir les vaincre. Et d'ailleurs, n'est-il pas provoqué, harcelé de toutes paris? « L'impôt-lunîlé des hommes nous force souvent à aller plus loin que nous ne voudrions : je ne l'éprouve que trop moi-même; mais je suis roulé dans des tourbillons sans nombre 1 . »
Les résistances 1 impatientent, l'irritent, sans lui
l'aire perdre un instant sa confiance en lui-mè et
en la justice de sa cause. Faire revivre la société chrétienne du temps de Jésus-Christ et des apôtres, fonder le royaume de Dieu en face de la corruption du siècle, c'est !e rêve qu'il a conçu, et dont il croit la réalisation possible. A force de lire et de méditer la Bible, d'entretenir avec elle un commerce journalier, il s'est en quelque sorte identifié avec elle. Elle est entrée en lui; elle est devenue la forme de sa pensée et la règle de sa vie; et il aurait voulu qu'elle devint la loi unique et absolue de ta société humaine. Quant à lui, son rôle est celui d'un interprète du livre saint, d'un messager de la parole divine. 11 ne parle pas en son nom, mais au nom de Dieu : il en est tellement convaincu, qu'à la tin le contenu de la Bible et l'interprélation qu'il en donne
.. XVI, p.
nn<;ANiSATTo\ i>e l kclise nE jïexkve.
prennent à ses yeux le n lité, el qu'il considère c mettre son enseignement d'opposition, u Quant à conscience qsa ce que j (joint crû en mot i, il faut que j naître ;'i la vérité '. « Ce qui le confirma dans
me caract&ra d'ÏB&illibinme un devoir theti do l'abri de toute tentative loi, étant assuré en ma enseigné et I
■ lie
ns de c être
a certitude, ou dans son r la faire partager aux fidèles de son Église. Les Genevois, tout théologiens qu'ils étaient ou qu'ils croyaient être, ni; l'étaient pas assez pour lire couramment la Bible el pour la comprendre toujours sans commentaire. Or ce commentaire ils le trouvaient clans Y Institution, Toute la doctrine était présentée là dans un langage clair, simple et précis, et dans une exposition suivie, bien enchaînée, toujours appuyée sur les textes. De plus, l'inspiration du livre était vraiment chrétienne, et il s'en dégageait un souffle de religiosité fait pour gagner les cœurs. Quoi d'étonnant si 17»*titation jouit bientôt d'une autorité presque égale a celle de la Bible, et si Calvin fut considéré à la lin eomme l'interprète en quelque sorte officiel de la parole divine? Le Conseil, après s'être déjà plusieurs fois prononcé en ce sens, déclare formellement, le 9 novembre tô5!2, « ledit livre d'Institution être bien et saintement fait et sa doctrine être sainte doctrine de Dieu, el que l'on tient Calvin pour bon et vrai ministre de cette cité, el que d'ici à l'avenir
personne ne soit osé parler contre ledit livre et contre ladite doctrine ».
Le 13 septembre lâ'il, jour de la rentrée de Calvin à Genève, le Petil Conseil désignait six de
ses membres pour .mellre, de concert avec les ministres, « ordre sur l'Eglise ». Trois jours après, Calvin écrivait à Vircl ; « Dès ijue j'eus offert mes services au Conseil, je déclarai que l'Eglise ne pouvait se maintenir si l'on n'établissait une constitution réglée sur la parole de Dieu et la pratique tic l'Eglise primitive. J'en esquissai les principaux traits, alin de faire comprendre mes intentions. Puis je demandai que des membres du Conseil tussent chargés de conférer avec nous et d'élaborer un projet d'articles. Quelque chose tout au moins sera obtenu. » Calvin obtint même beaucoup, non pas tout ce qu'il désirait, ni sans effort. Son premier échec lui avait appris à « tolérer ce qu'il ne pouvait empêcher >'.
Lavant-projet de Calvin, admis presque sans discussion par la Commission, repris ensuite point par point et souvent amendé par le Conseil, remanié encore et sanctionné par les Deux Cents, fut enfin ratifié par le Conseil général le 20 novembre, et de ce jour les Ordonnances entrèrent en vigueur. Quand le projet dut passer du Petit Conseil au Grand, les ministres demandèrent qu'on leur fît connaître les modifications qu'il avait subies; on le leur refusa, o Sur ce que les sieurs prcdienuls désirent voir les réparations sur les Ordonnances de l'Eglise, ordonné qu'à eux n'appartient de revoir lesdits
D'après les Ordonnances de 1541, il doit y avoir
quatre » offices >• dans l'Église : le* pasieurSj les docteurs, les anciens et les diacres.
Le corps pastoral se recrute lui- m fine. Le candidat au saint ministère, après avoir été dûment examiné et scruté par les pasteurs en foin-lion, est présenté d'abord au Conseil, ensuite à l'assemblée, des tidèles. Le Conseil peut l'accepter ou le repousser, et chaque membre de 1 l'élise a le droit de faire ses observations Bar le choix des autorités. Mais, en fait, ce double contrôle est plus apparent que réel, et se réduit à une sorte de consécration définitive et suprême. Les pasteurs peuvent se censurer entre eux. En cas de faute grave ou d'insuflisance notoire, ils sont déposés par le Conseil qui les a nommés. Ils se réunissent eu i-onfércnec une fois par semaine, pour discuter un point de doctrine. Si un dissentiment s'élève entre eux, ils doivent appeler à leur aide k's anciens pour les accorder, et « iinalement, s'ils ne peuvent venir à concorde amiable pour l'obstination de lune des parties, la cause sera déférée ;\u magistrat pour y mettre ordre t : clause singulière, qui attribue au magistrat civil une compétence eu matière Idéologique.
Les pasteurs forment avec les anciens le Consistoire, qui esl le gouvernement spirituel de l'Eglise. Les anciens sont au nombre de douze; deux sont pris dans le Petit Conseil, quatre parmi les Soixante, et six parmi les Deux Cents. Ils sonl désignés pinte Petit Conseil, après entente avec les pasteurs, et approuvés par les Deux Cents, devant lesquels ils jurent de maintenir les règlements de l'Église et de se conformer aux lois de l'Étal. Il faut que ce soient
i geoe Je bonne vlo el honnête, sans reproche et hors de toute suspicion, surtout craignant Dieu et ayant bonne prudence spirituelle; el les faudra tellement élire qu'il y en ail en chacun quartier de la ville, afin d'avoir l'œil sur tout ». C'est à eux, eu effet, qu'appartiennent la surveillance des mœurs et la garde de la pure doctrine. « S'il y a quelqu'un qui dogmatise contre la doctrine reçue, qu'il soit appelé pour conférer avec lui. S'il se range, qu'on le renvoie sans scandale. S'il est opiniâtre, qu'on l'admoneste par quelques fois. » Kl s'il est besoin de plus de sévérité, « qu'on lui interdise la communion de la Cène et qu'on le dénonce au magistral ». La même procédure est appliquée auv cas de négligence dans la participation au culte, à tous les laits d immoralité, aux fautes cachées comme aux. vices notoires. L'admonestation particulière, s'il n'en est tenu compte, est suivie de la réprimande publique; le Consistoire prononce l'excommunication, et « le magistrat est averti ».
Calvin, selon Théodore de Bèze, avait fait de la création du Consistoire une condition de son retour. Mais il aurait voulu que le pouvoir ecclésiastique, dans la personne de ses représentants et dans l'étendue de sa juridiction, fût nettement séparé du pouvoir politique. Il n'obtint qu'une demi-satisfaction. Les Ordonnances, telles qu'elles sortirent de la dernière révision faite par les Deus Cents, sont un système hybride, où les deux pouvoirs empiètent sans cesse l'un sur l'autre. Le Conseil, qui nomme les pasteurs, a le droit de les réprimander, de les déplacer, de les destituer, et tranche même les difli-
OUIJANISATIOV DE L IXÎL1SE DE GENBVB.
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cultes qui peuvent surgir cuire eux. Les membres laïques forment la majorité dans le Consistoire, et ils sont désignes par le Conseil. C'est bien le Consistoire qui prononce l'excommunication, mais il doit k avertir le magistrat h. Cet avertissement, est-ce une simple communication, ou le magistrat doil-il être associé dans une certaine mesure à l'exercice d'un droit qu'auparavant il possédait seul? C'est un point qui reste indécis. Une dernière clause, ajoutée par les Deux Cents, très catégorique dans la l'orme, mais peu explicite dans son contenu, semble remettre en doute toutes les prérogatives es articles précédents accordaient au Consis- : « Et que tout cela se fasse eu (elle sni'ic, qui.: inistres n'aient nulle juridiction civile et n'usent du glaive spirituel de la parole de Dieu, : saint Paul leur ordonne, et que par ce Consistoire ne soit en rien dérogé à l'autorité de la .Seigneurie ni à la justice ordinaire, mais que la puissance civile demeure en sou entier. Et même i besoin de faire quelque punition ou contraindre les parties, que les ministres avec le Consistoire, ayant ouï les parties et fait les remontrances et admonitions telles que bon sera, aient à rapporter au Conseil le tout, lequel sur leur relation avisera J'en ordonner et faire jugement selon l'exigence lu cas. »
On discutera longtemps à Genève pour savoir ce qu'on appelle an juste « user uniquement du glaive spirituel de la parole de Dieu ». Et s'il est interdit au Consistoire « de faire quelque punition ou contraindre les parties », l'excommunication, avec les ronsé-
itraîne, est-elle autre chose i
pas contraindre les gens
quenccs qu'elle
punition? et n'est-ce pas contraindre les gens que de les pousser devant un tribunal pour y recevoir des remontrances sur leur conduite? La nouvelle législation religieuse rencontra donc îles résistances, d'autant plus légitimes qu'elles pouvaient se justifier par une rédaction ambiguë. En tout cas, le Consistoire, même au temps de sa plus grande puissance, ne fut jamais, comme la plupart des historiens l'ont prétendu, l'organe principal de la vie publique à Genève, le ressort essentiel du gouvernement. On a très justement remarqué que dans les grands procès qui agitèrent la république il ne joue aucun rtlle. Il ressemble plutôt à un tribunal do simple police dont la juridiction s'étendrait sur le domaine religieux ; et tel il se montre dès ses premières enquêtes. Il cherche d'abord à extirper, sans y réussir tout à fait, ce qui reste de l'ancien culte. Des hommes et des femmes, soupçonnés de papisme, sont appelés à comparai tre. Les hommes promettent d'aller au prêche, et il n'est plus question d'eux. Les femmes résistent davantage, du moins en paroles. L'une répond qu'elle prie comme son père et sa mère le lui ont appris ; l'autre, que la Vierge Marie doit être a une bonne avocate », puisqu'elle est la mère de Dieu. Puis ce sont des remontrances aux charlatans de foire, aux vendeurs de mauvaises drogues, aux prêteurs à intérêt, aux marchands qui spéculent sur les blés, aux ménages bronill font élourdiment des prome
. la
; appartient toujoi
i, aux jeunes gens qui es de mariage. Quant a lieu d'en venir là, nseils.
l'bglise ni; CBHÈVE.
A coté des pasteurs et des anciens, «|»*i forment
le Consistoire, il y a deux autres « offices », ■ des docteurs et celui des diacres. Les diacres son t
s à la diatribution des aumônes e! à l'administration de l'hôpital; ils sont nommés par le Conseil. Les docteurs constituent n l'ordre des écoles ». r fonction la plus proche de celle des ministres est l'enseignement lliéologiquc. « Mais pour ce i oe peut profiter en telles leçons, que premièrement e soit instruit aux langues et sciences huinaim issi est besoin de susciter de la semence pour le temps à venir, afin de ne laisser l'Eglise déserte
infants, il faudra dresser collège pour instruire les enfants, afin de les préparer tant au ministère qu'au gouvernement civil. »
il dû son plus ancien établissement d'instruction publique à l;i libéralité d'un négociant, François de Yersonnex. La charte de fondation est de 142!). L'enseignement était gratuit. Le programme des études comprenait « la grammaire, la logique et les autres arts libéraux » : programme beaucoup trop beau pour le personnel dont on disposait. Le collège de Yersonnex était situé hors de la ville; il fut démoli en 1534, avec toutes les constructions qui gênaient la défense. Deux ans après, le Conseil général décrète solennellement et simultanément l'introduction de la Réforme et l'organisation de l'Instruction publique. Le collège est transféré à Rive, dans les bâtiments de l'ancien couvent des Cordeliers, et la direction en est confiée !, Antoine Saunier. Calvin, qui arrive peu de temps après, lui adjoint son ancien maître du
collège de la Marche, Malhurïn Cordier, i..-
mei Heurs pédagogues du Biècle, Mais, en l 53 dier et Saunier sonl enveloppas dans l'exil de Calvin, et, pendant le règne de* Artichauts, les destinées du collège restent entre les mains d'un seolarque dont le Conseil lui-même est obligé d'arrêter le sole pimisiaur.
Calvin, à son retour, fait donner la direction à Sébastien Castellion, qu'il avait connu à Strasbourg. Le traitement de Casii'llinn est fixé à 450 florins, avec l'obligation d'entretenir à ses fraie les dems bacheliers chargés de renseignement élément ni ro. |, ( -
progra reste ce qu'il était au temps de Cordier.
Les élèves doivent apprendre, avant tout, à écrire correctement en latin et en français. L'introduction de la langue maternelle dans les écoles de Genève s'explique à la fois par des nécessites commerciales et par la forme nouvelle des prières publiques. Bu même temps, Guillaume Franc obtient « licence de tenir école de musique ». Le chant des psaumes est introduit à l'école, d'où, dans la pensée de Calvin, il doit passer à l'église. Calvin veut que les enfants « chantent à voix haute et distincte, le peuple écoutant en toute attention et suivant de cœur ce qui est l'hanté de bouche, jusqu'à ce que petit à petit uu chacun s'accoutumera à chanter communément ' ».
Castellion avait vingt-six ans : peut-être tronvail-il la charge trop lourde. Dés l'année suivante, îl se plaint de l'insuffisance de son traitement, et,
1. Les Minitire, de Genève au Conseil de Genève, janvier 15Ï7 (Herminjard, Correspondance des réformateurs dans les pays de langue française, l. IV, p. 163-164),
(nir:,v\jSÀ'ru>N de L ÉGLISE BB GEN8VB. MB on 1563, il offre sa démission. Le Conseil aurait voulu le garder comme ministre, ce qui eût été conforme à ses goûts. Calvin s'y opposa, Castelliou ayant exprimé certaines opinions hétérodoxes. « Maître Bastian Chastillon, disent les Registres du Conseil, répudie le livre de Salomon (le Cantique des Cci'iiiijttes\, que monsieur Calvin approuve saint, disant que quand Salomon til le chapitre septième, il était en folie cl eonduil par mondanités et non pas du Saint-Esprit. » Castelliou trouvait aussi, avec son sens critique, que le Catéchisme de Cenêve interprétait arliilraircment la descente de Jésus-Christ aux Knfers « comme signifiant ce frisson de conscience qu'il éprouva eu se présentant pour nous devant le tribunal de Dieu pour expier nos péchés par sa mort, en transférant sur lui-même la peine de la malédiction ». Le Conseil congédia Castellion, en lui délivrant un cerlilicat honorable. Ce qui séparait les deux hommes, c'était no point d'exégèse qui, même au XVI* siècle, pouvait paraître accessoire. Mais, pour Calvin, rien n'était accessoire. Le Cantique des Cniitir/riKS l'uisail parlie du canon sacré : rompre le canon, c'était ébranler le fondement de 1'Lglise. La doctrine éianl ideniitiée avec un livre, détacher une page du livre, c'était faire une lirèche â la doctrine. Le collège, qui avait été successivement privé de ses meilleurs mailres, attendit sa constitution définitive jusqu'en 1559.
Les Ordonnances étaient promulguées. Pour les faire entrer dans les moeurs, il aurait fallu Tordre et la paix. Mais la ville était dans une agilaiion perpétuelle. A l'intérieur, les partis restaient en présence,
bruits de guerre tout à l'uni om- : guerre politique ci religieuse, Français contre impériaux, catholiques contre protestants, protestants contre anabaptistes, el tout au fond de ['horizon le Turc, menaçant la
chrétienté. Au mois d'avril i.")4'i. les débris du corps de lansquenets ittipi 'riau\ baltu à Cérisoles vinrent .1 Genève, « cl pourec qu'aucuns d'keux se sont sauvés en blanc et sont blessés, ordonné que pour aumône leur soit assisté tant en vivres qu'en médecine, et qu'on les fasse rhabiller au* dépens de la ville ». L'année suivante, la destruction des villages de Cabrières et de Mérindo) en Provence amena une autre troupe de fugitifs, el Calvin l'ut chargé de faire une tournée dans les cantons suisses pour leur procurer des secours. On voyait pasSter constamment des bandes de mercenaires, qui se rendaient en Savoie ou eu France. Le Conseil ordonne, dès 1542, pour éviter l'encombrement et le désordre, « qu'ils viennent enseigne par enseigne avec leurs chefs, et qu'ils ne fassent qu'un repas dans la ville », Ce furent eus sans doute qui apportèrent la peste. Maïs on aima mieux attribuer le licou à de mystérieux malfaiteurs, avant Tait un pacte avec le diable. * Ils composaient une graisse, dit la Chronique de Roset, et en oignaient les verrous des portes et les balandriers des rues et places auxquels on voulait s'appuyer, et par ce moyen tuèrent un grand nombre de gens. » Le procès des Roule-peste dura trois mois, et lit trente el une victimes innocentes, hommes et femmes. Avant de les exécuter, on les mettait à la torture pour leur arracher un aveu. Le