‹ Calvin;Chapitre 31 sur 50 · De Trinitali* erraribui libri Vil, per Michaetsm Serrclo · texte numérisé non relu

De Trinitali* erraribui libri Vil, per Michaetsm Serrclo

(ant toutes les concessions que sa conscience lui

l>e ittait, Ensuite il revint aux sciences qui avaient

fait l'objet île ses premières Études, et il prit le nom de Michel île Villeneuve, d'après te lieu d'origine de son père. Le changement de nom impliquait change ni ei

en contrèrent pour la pre-

1534. Ils se donnèrent

; discussion théologique dans

le Saint-Antoine. Calvin s'y

indiquée,

Calvin cl Servet § mitre lois â Paris

une maison de i

trouva, dit Théodore de Bèze, .

a quoiqu'il y eût danger

l'i'ilit de François I", qui " pardonnait à tous héroiiques, pourvu qu'ils vinssent abjurer dedans six mois », ne fut publié que deux ans après. Servet, pour une cause qui nous est inconnue, ne vint point. a Tant il y a, disait plus tard Calvin, que je fus prêt à Paris de hasarder ma vie pour le gagner à Notre Seigneur, s'il eût été possible; mais, voyant l'offre que je lui faisais, jamais n'y voulut mordre, i Calvin semble croire que Servet s'est dérobé devant lui : supposition gratuite, peu conforme, en tout cas, à ce qu'on sait du caractère de Servet. Non seulement il ne fuyait pas la discussion, mais il la cherchait, la provoquait : il l'avait bien montré dans ses entrevues avec les réformateurs allemands. 11 aimait la controverse; il l'aimait trop pour son repos. Au reste, Calvin n'était encore, à cette époque, que l'auteur d'un commentaire sur le Traité de la clémence de Sénèque, et il ne pouvait apparaître aux yeux de Servet comme un adversaire auquel il fallût céder le terrain sans combat.

Les

iLyo,

>ur de Paria était peu sûr. Serve! sa rendit

au il se lit correcteur d'imprimerie. Tl donna ■ elle édition de la version latine de b Géographie de Ptolémée, une édiiion de luxe, ornée d'un grand nombre de gravures sur bois, accompagnée des anciens commentaires et d'observations personnelles. En l>"i3fj, encouragé sans doute par l'édit de tolérance de François 1 er , il revint à Paria. II succéda à André Vésale connue préparateur pour te cours d'anatomie du professeur (ôinther. <i J'ai en deux auxiliaires, dit celui-ci : d'abord André Vésale, le jeune homme le plus expert du monde en analoniîe, et après lui Michel do Villeneuve, distingue dans tous les genres de littérature, et qui ne le cédait à personne pour la eonnaissanee de la doctrine de Galion. » Ce fut à Paris que Servet prit ses grades de maître es arts cl de docteur en médecine; ce lut probablement là aussi, au cours de ses éludes anatomiques, qu'il lit la découverte qui est un de ses titres de gloire, celle de la circulation quoiqu'il ne l'ait formulée avec netteté que dans sa Restitution du clirisiiuniaiue, publiée eu 1553. Muni de ses diplômes, il exerça pendant trois ans la médecine à Charlic.ii prés de Lyon, puis pendant un an à Lyon même. En 1542, il entra au service de l'archevêque de Vienne en Haupliiné, Pierre Paulmier, qui avait été son auditeur à Paris, et il fut bientôt connu dans la région, à la fois comme médeci philanthrope, offrant partout son aide et se prodiguant dans les épidémies.

Mais, pour son malheur, la théologie, qui lui avait planté son clou au cerveau, ne le lâchait point. Il

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