‹ Calvin;Chapitre 41 sur 50 · CHATIE · texte numérisé non relu

CHATIE

di- I après-midi. Bct

i, signent une confession

leuï sermons du matin :l étudiants, en s'insi-ri' ■ lui. On sait cependant, par des cas particuliers, que l'obligation de la signature uïi.iii pas .ils.. lu.- ; elle tomba peu a peu eu désuétude, et (m ofiicielleuicnt

aliolic en 1571). Lu jour - de l'inaugural ion soie 'Ile.

de sis cents écoliers rempli s saienl la oel de

t-l'ierj'c. Cent soixante-deux étudiants s'inserî-

virent pour la première année; les quatre . inquièmes

étaient Krançais. Cinq ans après, à la mort de Calvin,

le nombre des écoliers était moulé à douze cents,

celui des étudiants à trois cents. A quel mot d'ordre

obéissaient ces jeunes gens accourus de toutes

iris? Quel charme les attirait vers celte ville où ils

e jouissaient d'aucun privilège, où au contraire une

eipline sévère les attendait? Un historien cathor

ie de la lin du siècle, membre du parlement de

rdeaux, va nous l'apprendre, t Un des plus gen-

lils personnages de notre Guyenne, rapporie-i-il,

i lait le conte qu'un jour se promenant sous la

paierie des écoles de Toulouse avec quelques éco-

rs ses compagnons, le Saint- lîsprit descendu sur

k. Ce ue l'ut pourtant eu forme de colombe ou de

iguede feu. Celait un esprit nouveau et invisible,

i leur ibantail perpétuellement le nom de Calvin

;l de Genève a l'oreille. Je ne sais, disait-il, si c'était

!spril blanc ou noir : si est-ce que cinq ou si*

îoliere portés de semblable désir quittèrent les

Ludes, et, troussant bagage, s'en vont jour et uuii à

.'e. Le désir de voir le saint homme ailait leurs

pieds. Jamais, à ce qu'il me raconta, la joie de ce

«n et religieux chevalier Godefroy de Bouillon,

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voyant li's murs tant désirés île Jérusalem, a'ôgala le contentement qu'ils reçurent à- la découverte des sacro-saintes murailles de Genève'. a Genève n'avait été jusque-là que la cité du refuge; par son Collège-

Université, germe de la future Académie, elle devint une capitale intellectuelle.

Dans les années qui suivirent la fondation du col lège, les demandes de pasteurs se multiplièrent de manière à embarrasser le Consistoire et les conseils ; c'est à peine si l'on pouvait en satisfaire une sur di\. La Réforme étendait progressivement son réseau à travers toutes les régions de la France; les postes isolés qu'elle avait créés d'abord se reliaient peu a peu, et elle Unissait par être présente partout. Calvin suivait d'un o?il attentif le travail de ses missionnaires. Il espérait encore que la révolution religieuse s'accomplir aîl par des voies pacifiques, L'influence d'un Coudé, d'un Colîgnv, celle du chancelier de l'Hôpital, ne pouvaient-elles pas contre- balancer l'ambition des Guises et incliner l'esprit des souverains à la tolérance? Dons les obscures intrigues qui se tramaient autour des jeunes rois François 11 et Charles IX, Calvin joue te rôle d'un modérateur, le plus souvent impuissant. Il blâme la Conjuration d'Amboise 2 . Dans sa correspondance avec. 1rs

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