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tre, que ledit maître Farelseroit reconnu pour vrai pasteur, comme il avoit toujours été, et fut déclaré qu'il avoit fidèlement prêché et fait son office. Il fut aussi par plusieurs appelé Père^ comme les ayant engendrés à Notre Seigneur, et qui avoit le premier dressé ici l'Église... Le tout fut ainsi grande consolation aux enfants de Dieu, et confusion aux iniques. » L'autorité de Calvin s'accrut d'autant. De près, de loin, dans les mauvais jours comme dans les bons, jamais il n'avait séparé sa cause de celle.de son vieux collègue. C'était lui que les Libertins avaient attaqué en Farel, et lui, par conséquent, déjà vainqueur en septembre, qui venait de vaincre, en novembre, avec Farel.
Il put donc, sans risquer de paraître faible, se prêter aux nouveaux efforts que le Conseil allait faire pour mettre un terme aux divisions. On put croire un moment, en janvier 1884, que ce but était atteint. Berthelier et les siens avaient paru s'adoucir. On décida encore une fois que tout serait « mis sous les pieds, » qu'il y aurait à l'avenir «c bonne et ferme union entre tous. » Mais
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Berthelier, supplié par le Consistoire de ^ecod^ naître au moins qu'il y avait eu contre lui des griefs sérieux, s'y refusa nettement. Alors, comme à un signal donné, tout recommence, y compris les tapages, les orgies, les désordres de toute espèce, devenus inséparables des mouvements de ce malheureux parti. Les chefs discutent sur l'excommunication, et, par moments, on les croirait gens sérieux; le reste est dans les cabarets à chanter des chansons impies, et, ce qu'ils chantent tout haut, ils savent bien que les chefs le chantent tout bas. Quelques-uns des plus bruyants sont emprisonnés ; mais, leurs amis ayant obtenu de les aller voir, la prison est témoin de scandaleuses fêtes. On y met ordre. Enfin, en octobre, sur de nouvelles instances, Berthelier consent à faire la paix, et, trois mois après, en janvier, Calvin obtient des Conseils une déclaration dans le sens des droits du Consistoire.
Mais Berthelier n'avait cédé un moment que pour mieux cacher ses projets et ceux du parti. Les petites révoltes n'aboutissant à rien, on s'occupa d'en organiser une grande.
Le prétexte était tout trouvé, et même assez spécieux. Cette majorité, toujours plus forte, qui s'était dessinée contre les Libertins, comptait dans ses rangs beaucoup de nouveaux venus, Français