‹ CalvinChapitre 160 sur 212 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

désagréxDejQts xpxa nom» a jcau&és icette .affaire, et BOUS faisans bou marché des néeessilés cdu w>^ ment, méconnues ou trahies par le magistrat libertin. Au reste,, nous nlayans à nous «occupar ici que de ce cpû touche à Galvû, et Calvin nous a laissé des détails ^i facilitent £ki\guJlèrement notre tâche. « Depuis que Si^vet, dît^il, fut convaincu de ses hérésies, je n'ai fait nulle instanoe pour le &ire puuir à .m2)rt; et de ce qne je dis non-seulement toutes geufi de bien m'en seront témoins, mais dussî je dépite 4»u6 les malins qu'aiusi ne soit '. » Calvia pouvait se passer de ces témoignages «qu'il invoque ; il n'a donné à personne le droit de douter ée €e «qu'il dit, et l'ouvrage que nous 4»tons psurutan 1KS4, peu de mois après la mort de Servet. A plus forte raison lecroirons-nous 4]uand il déclare, dans une lettre intime écrite la veille du supplice, qu'il a fait, lui et ses collègues, tous ses efforts pour faire substituer le glaive au feu. Notez qu'il n'écrit point à quelque ami plus doux que lui, auprès de qui il ait pu avoir la pensée de se parer d'une humanité fausse. L'ami est Farel, plus ennemi de Servet que Calvin même, et c'est à lui déjà, nous l'avons vu.

* Je défie même les méchants de dire le eontraire. — Déclaration contre les erreurs de Servet.

que Calvin déclarait, ud mois avant, ne pas vouloir pour Servet la mort afreuse dont il le voyait menacé.

Pourquoi le Conseil refusa-t-il cet adoucissement? Peut-être pour ne pas avoir l'air de n'entrer qu'à demi dans la voie du droit canonique impérial, qui ne connaît que le feu pour l'hérésie ; peutêtre aussi, car nous savons que ceux qui -avaient voté le bûcher n'étaient pas tous amis de Calvin, pour ne pas donner au réformateur une nouvelle victoire en lui reconnaissant comme un droit de faire grâce. Mais, enfin, l'assertion demeure, et demeure indubitable. Ce bûcher qui a tant servi à l'apothéose intéressée du malheureux qui y monta, car la simple mort par le glaive eût été beaucoup moins exploitée; ce bûcher dont la sanglante fumée a projeté un reflet si odieux sur toute la vie de Calvin , — Calvin ne l'a pas demandé, Calvin ne l'a pas désiré, Calvin voulait qu'on en fit grâce au coupable.

Raconteronsruous le supplice? — Farel s'était chargé d'accompagner le condamné. Il se trouva auprès de lui quand on lui annonça, le 27 octobre.

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