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point; mais il n'en youdra, et, surtout, n'en donnera que ce qui est véritablement utile, ce qui va au but, ce qui éclaire. Il sait qu'on ne Ta souvent étalée que pour cacher une trop réelle ignorance. Chez lui, jamais de citations qui ne Soient pas positivement nécessaires pour appuyer ou pour éclaircir son dire ; jamais d'interprétations examinées poui* le plaisir de les examiner ; jamais rien, surtout, qui ressemble à un exercice d'esprit, à un amusement sur l'Écriture. « C'est une audace qui emporte sacrilège, vous dira-t-il ^ , de tirer çà et là les Écritures sans direction aucune, et de. s'en jouer à plaisir comme d'une chose qui n'est faite que pour le passe-temps, ce que plusieurs ont fait longtemps.» Longtemps, en effet; bien longtemps. Les écoles du moyen âge n'avaient étudié la Bible que comme matière à exercices, comme aliment à la scolastique, et c'est une des choses qui expliquent pourquoi on s'apercevait si peu d'un si complet manque d'accord entre la Bible et le romanisme. On fouillait, mais pour fouiller, bien plus que pour trouver ; on labourait et relabourait le sfll de l'Écriture, mais sans lui demander de rien produire. Le réformateur, au contraire, ne veut pas perdre un seul coup de sa laborieuse
< Épitres de saint Paul. Dédicace à Simon Grynée.