‹ CalvinChapitre 198 sur 212 · L1VRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

L1VRE QUATRIÈME

en restant tranquille, est de se préparer aux nouveaux combats qu'il sent venir. Ce fut au milieu de ces préoccupations, en mai 1864, qu'une grande et triste nouvelle, attendue, il est vrai, depuis plusieurs mois, arriva aux Églises. Calvin venait de mourir.

Nous ne l'avons vu jusqu'ici, pendant cette dernière période de sa vie, que dans son action au dehors. Voyons-le donc à Genève, et commençons, pour n'avoir pas à y revenir, par ses ouvrages.

Nous n'en donnerons pas la liste complète. Elle est fort longue, et, au sortir de tous ces récits de guerres, de troubles, de supplices, on éprouve un singulier sentiment à parcourir ces titres qui vous transportent dans le cabinet silencieux du penseur. Plusieurs, il est vrai, sont encore des cris de guerre; Blandrata, Daniel de Saconay, Gentilis, Baudouin, d'autres encore, ne bravèrent pas impunément cette plume dont on voudrait que la charité eût plus souvent adouci le mordant. Mais le reste est d'une tout autre nature, et ce reste est considérable.

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Voici, d'abord, les Commentaires sur rAneien Testament. Ësale avait déjà paru en 1551, et la Genèse en 54. Vinrent ensuite, en 1557, les Psaumes, et, la même année, le prophète Osée ; en 59, les douze petits prophètes; en 61, Daniel; en 63, l'Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, Jérémie; en 64, Josué. Plusieurs de ces Commentaires ne furent pas écrits par lui, mais recueillis dans ses leçons publiques par Charles de Jonvilliers, son secrétaire, et Jean Budé.

Tout ce que nous avons dit des Commentaires sur le Nouveau Testament , nous le dirions de ceux ci. Simplicité, sagesse, sens pratique, vérité pas toujours trouvée, mais toujours sérieusement cherchée, et par le plus droit chemin. « Je sais, vous dira-t-il, combien plusieurs trouveroient mieux à leur goût qu'on fit un amas de beaucoup de matières, d'autant que cela a grand lustre et acquiert bruit à ceux qui le font; mais je n'ai rien eu en plus grande recommandation que de regarder à l'édification de l'Église. Dieu, qui m'a donné ce vouloir, fasse par sa grâce que l'issue en soit telle ! »

Ce « vouloir » et ces qualités ne sont nulle part plus remarquables que dans l'ouvrage dont Calvin parlait dans ces lignes, le Commentaire sur les Psaumes. Là est l'iinportante préface que nous

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