LIVRE PREMIER
pour y coucher sa vérité, afin qu'elle nç pérît point. y> Ces registres^ quel témoignage auront-ils de leur autorité divine? L'Église? Non, mais le Saint-Esprit lui-même, attestant en chacuii de nous la vérité de son œuvre. « Il n'y a de vraie foi que celle que le Saint-Esprit sceUe en nos cœurs. » Voilà la base de la dogmatique de Calvin.
Sept chapitres sont consacrés à ces préliminaires. ' Viennent ensuite, dans le huitième, les preuves apologétiques de la vérité de la Bible, et, dans les suivants, les questions de la spiritualité de Dieu, du culte en esprit, de la Trinité, de la création en général, de la création de l'homme, de ses facultés originelles et de son état primitif. Trois chapitres sur la Providence terminent ce premier livre, et posent, chemin faisant, les bases de la doctrine de l'élection, telle que le troisième livre la développera.
Le deuxième a pour titre : De la connaissance de Dieu, en tant qu'il s'est montré rédempteur en Jésus-Christ,
Cinq chapitres, d'abord, sur le péché, car tout dépend, en théologie chrétienne, de la manière dont on aura envisagé cette question. Calvin enseigne l'absolue incapacité de l'homme à faire, de lui-même, aucun bien ; mais il enseigne, en même temps, à ne pas tirer les conséquences qu'une lo-
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gique intéressée pourrait faire sortir de là. Incapable *de se relever lui-même, l'homme possède, en Jésus-Christ, un moyen admirable de relèvement et de salut. C'est pour le préparer à racceptation de ce moyen que Dieu lui donne une loi morale, loi qu'il n'observera jamais assez complètement pour qu'elle ne le convainque de péché. Le but de cette loi, l'exposition des commandements qu'elle renferme, l'enchaînement des deux alliances, leur tt similitude, » leurs différences, occupent cinq chapitres. Les cinq suivants sont une christologie complète. Jésus, vrai homme, vrai Dieu, prophète, roi et sacrificateur, a accompli, par sa mort, l'œuvre de notre salut. Un dernier chapitre rassemble toutes les déclarations scripturaires qui affirment et garantissent l'accomplissement de cette œuvre.
Voilà, le salut accompli, mais hors de nous ; ce n'est, jusqu'ici, qu'un fait historique, quoique divin, et ce fait pourrait nous rester indéfiniment étranger. Comment se 4rouvera-t-il accompli en nous, en chacun de nous ?
C'est le sujet du troisième livre, intitulé : De la manière de participer à la grâce de Jésus-Christ^ des fruits qui nous en reviennent et des effets qui s'en suivent.
Cette « manière^ » c'est la foi. Mais si Calvin s'arrêtait là, la question ne serait que reculée, * —