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d'unité, les représentants officiels de l'Église romaine. Le roi connaît leurs mœurs; persistera-t-il aies croire les représentants de l'Évangile? Persistera-t-il à ne pas vouloir apprendre ce que sont et ce qu'enseignent ceux contre lesquels ils l'excitent?
Us leur reprochent les troubles dont leur doctrine a été l'occasion ; mais « c'est le propre de la Parole de Dieu que jamais elle ne vient en avant que Satan ne s'éveille et escarmouche. » C'est même une marque certaine pour la distinguer des doctrines fausses, menteuses, a lesquelles sont reçues volontairement de tous et viennent à gré à tout le monde. » Les prophètes, les apôtres, ont été en butte à la même accusation ; Jésus a été crucifié comme séditieux. Des séditions véritables sont nées de la Réforme, il est vrai, en quelques pays; mais la Réforme les a condamnées dès leur naissance, et elle n'en est pas plus responsable que ne l'est le christianisme lui-même de toutes les folies qui ont pp être faites sous son nom. Voyez, même sous les apôtres, que d'erreurs prétendant s'autoriser de l'Évangile ! Ils auraient donc, eux aussi, dû a renoncer cet Évangile, lequel ils voyaient être semence de tant de noises, occasion de tant de scandales? »Mais, comme dit saint Paul, ils le savaient « odeur de mort » pour ceux qui
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périssent, en même temps qu'« odeur de vie» pour ceux qui sont sauvés, et, ce armés de cette fiance, ils passoient hardiment et marchoient par tous les dangers de tumultes et scandales. » Cette « fiance » est celle des Réformés. Us ne seront pas plus ébranlés par les écarts de tels ou tels, des Anabaptistes par exemple, que par la fureur de leurs ennemis.
a Mais, poursuit Calvin, je retourne à vous. Sire. Vous ne vous devez point émouvoir de ces faux rapports... Il est bien vraisemblable que nous, desquels jamais n'a été ouïe une seule parole séditieuse quand nous vivions sous vous. Sire, machinions de renverser les royaumes ! Qui plus est, maintenant, étant chassés de nos maisons, nous ne laissons point de prier Dieu pour votre prospérité et celle de votre règne... Et davantage, grâces à Dieu, nous n'avons point si mal profité de l'Évangile, que notre vie ne puisse être à ces détracteurs exemple de chasteté, libéralité, miséricorde, tempérance, patience, modestie et toutes autres vertus... Et la bouche même des envieux a été contrainte de donner témoignage d'innocence, quant aux hommes, à aucuns de nous, lesquels on faisoit mourir pour ce seul point. . . » Que le roi donc daigne au moins lire le livre que l'auteur lui présente, et son courroux tombera. « Mais si, au contraire, les dé-