‹ CalvinChapitre 57 sur 212 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

faits. — Impression produite à Genève. — On s effraie que Sadolet * ait pu croire les choses si avancées. — Qui répondra ? — Tous pensent à Calvin. — Sa lettre à Sadolet — Apologie personnelle. — Apologie de la Réforma tiou. — Revue rapide de toutes les erreurs romaines. — Haute éloquence. — XVII. Joie à Genève. — Trahison et mort de Jean Philippe, le cbefdes ennemis de Calvin. — Viret appelé. — On commence à parler du rappel des deux bannis.

— Premières ouvertures.

XVII. Sa vie à Strasbourg. — Ses voyages en Allemagne. -- Son Hymne au Christ vainqueur, — On voudrait qu*il eût vu Lutter.

— Son estime et son amitié pour Mélanchthon. — Il le voudrait plus hardi et plus ferme. — Son Traité de la Cène du Seigneur.

— Il poursuit, par Mélanchthon, Uidée d*un rapprochement avec Luther. — Son admiration pour le chef de la Réforme allemande.

— Lettre qu'il lui écrit, et que Mélanchthon n'ose pas remettre.

XIX. Son Commentaire sur TÉpître aux Romains. — Sa version de la Bible. — Luttes diverses. — Qualités et défauts qui s'accentuent chez lui.

XX. Ses amis travaillent à le marier. — Il se montre honorablemei^ et chrétiennement' difficile. — Idelette de Bure. — Mariage.

XXI. Négociations avec le Conseil de Genève. — Hésitations et frayeure de Calvin. — On fait agir ses amis. — Il cède. — Son retour. — Il passe à Neuchâtel pour y rétablir la paix. — Ses idées sur l'autorité fraternelle de toute Ëglisê auprès des autres.

— La Compagnie des Pasteurs,

XXII. Arrivée à Genève.— Réorganisation de l'Église. — Le Con; sistoire.

XXIII. Position faite à Calvin. — Sa demeure. — Calvin et la nature.

— Une promenade avec Viret. — Idelette à Genève. — La femme chrétienne et la mère. — Trois enfants morts en bas âge. — « N'ai-je pas des dix milliers d'enfants dans le monde chrétien ?» — Le rire et les larmes. — Calvin, l'honmie de sa tâche et du monde chrétien.

Le doîgt de Dieu, dans Thistoire, est partout; partout, à qui sait le voir, il se révèle. Mais Thisloire a des pages où, à moins d'être aveugle, on ne pourrait pas ne pas le voir, — et nous voici à luie de ces pages.

Cet étranger, cet exilé qui n'a d'autre dessein que de se reposer im joiv ou deux des fatigues d'un long voyage, — il va être, près de trente ans, le l^i;âateur et le maître de cette ville où rien ne Taillait, et où rien, lui semblait-il, ne devait le retenir» Cette ville, il nVn sera pas seulement le mattr^^ mais il en fera la capitale d'un des plus grands empires qui se soient vus sous le soleil, la capitale d'une idée, comme a dit un historien. Il Ta, cette idée, dans sa tête, et il en a déjà rempli un U\ns mais, quelque conBance, et quelque foi qu'il ait en elle, il ne se doute pas encore de ce quelle pourra, par lui, comme idée génératrice d'un peuple, d'une Église, d'un siècle. 11 a hâte d'aller retrouver ses livres, sa vieille et studieuse BAle. S'il s'est jeté, ça et là, dans la mêlée, s'il sVst tnuivé courageux, c'était comme sans. y son-

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