LIVRE ^£UXIÉME
ger ; l'idée ne ]^\\ est pas ye^ue que ce fût \k son rôle. Il a, t>esoin^ pouf en. venir à Sjç révéieï tout entier tel que Dieu l'a fait h son insu, que les évér iiemen^s^e forcent de se révéler h luiTmême.
mais, aussi, la l:évélatio^ v^nuç, il sera d'autant plu^ Çwjissai^t qu'il a plus tardé à cooiprendre en (yioi e^ convoient ii devait l'ôtçe. U'^ï^bitieux a Ifceau sç bâtir un haut piédestal ; U sait qu'il se l'est bâti, et^ par ce^a wêçie, il s'en défte. Calvin se trouva grand sans l'avoir ch^i:<;h4, san$ l'avoiï voulu. ^,^ piédestal était à Genèvç, mais b&ti avant luji,, sai^s Iji^, et b^ti de la raain de Dieu.
L'histqirç ^, Gjenève va donc s'unir iartimemeut à Thistpv'e de Cs^vixk; iea deux, pendant prè& de tçente ans-,, n'en feront qu'une , et celle (Ju réforif^ur ^e çontinyjera longtemps, lui nau)rt, da&s celle de Gçnàve. ft est dpnc uécessaire que nous p^eiûpi;!^ rajijden^ent tes. cbQses. d'u» peu plus haut, çasseml^}an,t et groupant tout ce dont nous aurons besoin, p^u^ tar^, pour être bien, compris.
La veU^on, ou, poiut mieux dire, l'Église, avait ioué de tout temps im grand rôle k Genève. Ville
m • CALVIN.
impériale, la dissolution de Tempire de Charlemagne l'avait laissée dans un isolement dont ses évoques profitèrent pour s'emparer dû pouvoir temporel, qui, cependant, resta toujours en partie aux mains du peuple. Un d'eux, Ardutius, contemporain et ami de saint Bernard, obtint de l'empereur Barberousse la confirmation régulière de cet état de choses; Genève, menacée par les comtes de Savoie, accepta cette solution avec bonheur, et bénit longtemps Ardutius comme le vrai fondateur de son indépendance. Plusieurs de ses successeurs marchèrent sur ses traces. Adhémar Fabri, évé« que en 1385, voulut consolider encore cet heureux compromis entre les droits de l'évêque et ceux de la cité. Un code fut rédigé qui prit le nom de Franchises; Fabri en jura solennellement l'observation, et reconnut aux citoyens le droit d'exiger de ses successeurs le même serment. Les historiens catholiques ont exagéré, surtout de nos jours, la portée de ces faits. Ils ont représenté Genève comme ayant dû toutes ses libertés à ce pouvoir qu'elle proscrivit plus tard; ses évêques les lui auraient octroyées en pur don. Quand cela serait, nous pourrions demander encore où ils avaient pris le droit de les octroyer, et ce droit, évidemment, ne pourrait s'expliquer que par une usurpation antérieure. Mais ce n'est point ainsi que la chose fut