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LIVRE DEUXIÈME

entendue au temps des Ardutius et des Fabri. Ils Défirent que reconnaître, avec une louable loyauté, des libertés depuis longtemps établies et des droits bien plus anciens que les leurs.

Au reste, si quelques évoques méritèrent la reconnaissance de Genève, d'autres àQaient venir qui la méritèrent fort peu.

Les comtes (ducs ensuite) de Savoie n'avaient cessé de revendiquer Genève comme une portion de leur héritage, et maintes fois il avait fallu leur reconnaître, au moins en fait, une certaine autorité. De là de perpétuels conflits entre le prince et l'évêque, entre le prince et la cité, souvent forcée d'accorder à l'évêque, pour se garantir du prince, un pouvoir qui n'était jamais sans danger pour les Franchises. Au commencement du xv* siècle, Rome trouve vm moyen de mettre un terme à ces conflits, souvent fort embarrassants pour elle. Elle s'empare de l'élection de l'évêque, qui appartenait au clergé et devait être confirmée par le peuple, et le diocèse de Genève ne sera plus qu'une espèce d'apanage réservé aux cadets de la maison de Savoie. C'était décréter que l'évêque ne serait plus qu'un représentant du duc, et le duc allait être le seul et vrai souverain.

On ne s'inquiéta même pas de ménager les apparences. En 1451, Amédée Vlll fait donner l'évê-

ehé au prtnce Piett^^ sbn petit-filfe, âgé de dix ans; ràdministrfttieuî', Thotntfs de 6ut^ viole ouvertement teï Franchises ) veut destituer îeà s^ndies, chefs laïques de la cité, et ne recule que devant là plus éniBrgique résistanice. Le jfeuné évêqule meurt, et un autre prince de Savoie, âgé de douié ails, lui subcède. En 1484, François de Savt)ié ; eu 1495, Philîppe de Savt>îe; en 1513, Jean dfe Savoie, le ^îre de touS) qui céda au duc sa juridiction temporelle, lui ouvrit léB portes de Genève, et l'aida à îib^er dans lé sang des fcitoyfens tout ce qiii restait des Fronchîsfeâ jurées par ses prédécesseurs. Alors mourut i entre autres, cie grand rhéprikéur de mort^ c<tomc dit Bbôivard en ses chrôniiquéfe, Philibert Berthèlier. Alùi'à mourut aussi Lévrier, pour avoir dit dans le conseil que le diic n'était pas le souverain de Genève. Alors Rit enfermé au château dé la Grolée, éh Bugéy, ce même Bohivard qui devait ]^lUs tard pàsber six ans, toiljours pour la mênie cause, dans Ws éoutttrrâihs de ChiUon. Voilà ce que l'épiscopat était deveiiU, en politique, pour GenëVé et les Getlëvoiis.

Religieusetiiént, c'était pis encore, car les vîolëtices preriheiit fin, mais la corruption reste. Genève, comme tous les pays à gouvemethënt ecelésiastiqUé , ^àvàît assisté à un détéîbppement etceptiôtihël dté tous les abus et de toits les vices

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