‹ CalvinChapitre 62 sur 212 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

doute, que le mouvement n'ait pas été^ côihmb dans quelques autres pays, purement religieux; mais il y aurait injustice à ne pas reconnaître qîie, sous un priiice-évêque, les cïioses lie pouvaient, au début, aller âutrekïient. H y aurait également ittjus^ce à trop généraliser be que nous venoiis de dîfè. Si cerfàlné Genevois vireht avant tout, dans laRéforSàe, une affaire politique, d'autres, dès l'origine, èii tecbiinurent iet en lembràssèrent avec joie Yé efeté i^eligî)éul, preuves vivantes que Dieu sait tirferlfe bien de n'importe quels commencements. Màds les pfemiers faisaient ^lus de bruit, déinoli&saietit plus publiquèihent l'aricien culte, et il est mïiè ce qui arrive dans toutes les révolutions : l-Bifet^iffe àfefeaucDup parlé des violents, peu des âiilrës, fciéii qùé ceux-ci fussent les représentants AlJritables, sérieux, de l'idée mise en action.

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Tblis ces faits sont importants à noter ôi Ton véiit détérininer sainement ce que dut être et ce que fut, à Gëiiève, le rôle des réformateurs.

Nous disbtié des ré formateurs^ car Yiret et Fârel, à rarrlvéè db t.'dtin, étaieilt déjà ddiis la voie où

celui-ci allait rencontrer tant d'obstacles et remporter tant de victoires.

Nous connaissons Farel; nous l'avons vu, disciple de Le Fèvre, déployer autant d'éloquence que de zèle, et, peu après, particulièrement désigné aux persécuteurs, quitter la France. C'était en 1823. A peine arrivé à Bâle, il sollicite une conférence publique avec les prêtres ; vainqueur, il est chassé de la ville, mais non sans emporter l'assurance que Bâle est conquise à la Réforme. L'année suivante, il conquiert la principauté de Montbéliard; puis nous le voyons successivement à Berne, à Aigle, à Lausanne, à Morat, à Orbe, où il convertit Viret, à Neuchâtel, surtout, qu'il attaque à plusieurs reprises, et qu'il arrache enfin, par dès efforts surhumsdns, à la domination papale. Il ne lui fallut, à frenève, guère moins d'efforts et de courage, et, sans lui, le grand acte de 1538 aurait pu tarder encore longtemps.

Viret avait eu quelque peine à se tourner vers l'Évangile; mais, une fois décidé, on vit bientôt que ses hésitations n'avaient été ni indifférence ni frayeur. Orbe, Granson,. Payerne, l'entendirent prêcher; un coup d'épée le mit en danger de mort. Venu à Genève avec Farel, un empoisonnement lui fit voir la mort de plus près encore. Il n'en resta pas moins, comme Farel, au plus fort de la

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