LIVRE DEUXIÈME
Ils avaient rédigé une confession de foi où était clairement déterminée, article par article, cette intime liaison qu'ils travaillaient à établir entre la foi et les mœurs. Elle résumait admirablement et la doctrine évangélique, et les erreurs renversées au nom de cette doctrine, et les conséquences morales résultant soit du renversement de ces erreurs, soit de la doctrine elle-même, rendue à sa pureté primitive.
Nous voudrions la reproduire en entier. Bornons-nous à une rapide analyse.
I. La Bible ^ seule « règle à suivre, sans y mêler aucune chose, sans y ajouter ni diminuer. »
II. Un seul Dieu. Dieu est esprit; donc, adoration en esprit. Point de « cérémonies et observations charnelles, comme s'il se délectoit en telles choses. y> Point de « fiance en créature aucune. » Point d'images dans les temples , ni représentant des créatures, ni prétendant représenter Dieu.
III. Loi de Dieu^ seule pour toutes. Ici déjà commence l'application morale. « Comme il est le seul Seigneur et Maître, nous confessons que toute notre vie doit être réglée aux commandements de sa sainte loi, et que nous ne devons avoir autre règle de bien vivre, ni inventer autres bonnes œuvres pour complaire à lui que celles qui y sont contenues. » — Puis vient le décalogue.
rv. Vhomme en sa nature. Aveugle « en ténèbres d'entendement, » corrompu et c< pervers de cœur, » il ne peut, par lui-même, ni parvenir à la vraie connaissance de Dieu, ni « s'adonner à bien faire. » Il a donc besoin d'être « illuminé de Dieu » et « redressé à l'obéissance de la justice de Dieu. »
V. Vhomme en soi damné. Conséquence de ce qui précède. Donc l'homme doit « chercher autre part qu'en soi le moyen de son salut. »
VI. Salut en Jésus. Jésus est celui « qui nous a été donné du Père, afin qu'en lui nous recouvrions tout ce qui nous défaut en nous-mêmes. » Or, ce qu'il a fait et souffert, nous le trouvons résumé « au symbole qui est récité en l'Église. » — Suit le symbole des apôtres.
VII. Justice en Jésus. C'est par lui que nous sommes «réconciliés et remis en grâce; » c'est par l'effusion de son sang que « nous sommes nettoyés » de toutes nos souillures.
VIII. Régénération en Jésus. C'est l'œuvre de son Esprit. Notre volonté « est rendue conforme à celle de Dieu. » Nous sommes a délivrés de la servitude du péché, » et c'est ainsi seulement que « nous sommes faits capables de bonnes œuvres. »
IX. Rémission des péchés^ toujours nécessaire. Malgré la régénération, beaucoup de mal et d'im-