‹ Calvin [microform];Chapitre 32 sur 33 · Œuvres, t. XXXH, p. 625; XXIII, C80; XXVII · texte numérisé non relu

Œuvres, t. XXXH, p. 625; XXIII, C80; XXVII

CALVIN HUMANISTE

comme au milieu de la mer, qu'il ne faut rien pour les abîmer en quelque gouffre *.

Et quand Dieu nous envoie des épreuves, sachons que c'est pour nous endurcir.

Que cela, dis-je, soit pour nous acquérir habitude, comme nous voyons qu'un vieil soldat pourra endurer beaucoup mieux que celui qui ne fait que commencer. Quand il y aura quelque novice, il ne sait encore (ce) que c'est : il lui fâchera de veiller la nuit, d'endurer froid et chaud, de contenir la bataille, d'être toujours au guet; mais celui qui y sera accoutumé de long temps, sera beaucoup plus robuste. Ainsi faut-il que quand notre Seigneur nous a exercés en une sorte et en l'autre, nous soyons prêts de tant mieux continuer 2.

Attendons avec confiance la fin de nos épreuves. Ne savons-nous pas que le secours de Dieu ne nous fera jamais défaut, et qu'il pourra bien « nous restaurer en une minute de temps » ?

Combien qu'il n'y ait en nous qu'espèce de mort devant les hommes, il n'y laisse pas d'avoir une vie cachée au dedans. Tout ainsi que nous voyons en hiver que les arbres sont comme morts : il n'y a ni verdure, ni feuilles, ne rien qui soit, mais la vie est là dedans cachée : ainsi, quand nous pourrons nous tenir cois en attendant l'aide de Dieu, il est certain que quand l'hiver sera passé, c'est-à-dire le temps des afflictions, Dieu nous rendra la vie, laquelle était comme cachée auparavant 3.

Calvin cherche avant tout à persuader, mais il n'est pas étranger au souci de bien dire, quoique ce souci éclate moins dans les discours recueillis de sa bouche que dans les ouvrages écrits de sa main ou sous sa dictée. S'il remarque les qualités du style

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