LIVRE QUATRIÈME
Faecuoil fait k iM^^ m pa^t^iar fiée Galtarg, chargé de les lui porter. Ils étaieat ac^ompagaés d'une lettre daos laquelle Calvin revie nt plus brièyement sur. ce qu'il y aurait à Caire, eu Ahglelerre, pour achever l'œuvre de la Réforme; son ton, bien.qu'il n'oublie jams^is que c'est à un roi qu'il parle, est celui d'un a[ni,.d'ua père. Une autre lettre, éoriie l'année suivante, est plus pateraelle eocove. Galvin dédie au jeuQ^ vqî uae « brèveeipositiDO dufâaume 87, » espérant, lui dit-il, a que vous y prendrez plaisir, et que la lectiure emsi vous en profitera* » L'idée lui m #8t venue, ajoute4-'il* un jovr qu'il prêchait sur ce psaume. « L'argument me sembla tant propre pour vous, que je fus ému incocutineat d'écrire la somme. » Les rois sont en danger d'oublier le royaume des cieux : icor, au psaumieprésent, il est parlé de la noblesse et dignité de l'Église, laquelle doit tellement ravir à;Soi grands et petits, que tous les biens et honneurs de la terre ne les retîeanent*.* » l/'^0^i«^, ià, c'est dooc l'ÊgUse spirituelle, la chrétienté sainte et sans tache, le royaume des cieux^ enfin, soit sur la terre, soit au ciel. Être roi, c'est beaucoup; être chrétien^ sâiH'* pie sujet dan3 cet autre royaume, c'est davantage, et infiniment davantage. «C'est donc, poursuit Calvia, un privilège inestimable que Dieu vous a fait, Sire, que vous soyez roi chrétien, » roi parmi les hommes, sujet du Christ. Mais à'^è privilège sont attachés de grands devoir. Le jeune roi les çomnatt; c'e$t à lui « d'ordonner et de maintenir le
royaume de Jésus-Christ en Anglelerre. » La tâche sera peut-être rude ; que ce psaume lui serve « de confirmation et de bouclier, » et que Dieu, le roi des rois, le fasse « prospérer et fleurir à la gloire de son nom. »
Calvin était aussi en correspondance avec l'homme que sa charge et sa piété désignaient comme le principal ministre des pieux desseins d'Edouard VI, — Cranmer, le primat d'Angleterre.
Cranmer, sous la capricieuse et terrible main d'Henri VIII, avait*eu quelques moments de faiblesse ; mais il était de ceux qui avaient poursuivi, dès le début, à travers la réformation royale, la pensée d'une réformation vraie, sérieusement chrétienne, celle dont Calvin était le représentant et comme l'incarnation. Or, pour mener à bien cette grande œuvre, plus d'unité lui paraissait nécessaire, non en Angleterre seulement, mais dans tout le monde Réformé. En 1862, voyant l'armée papale serrer ses rangs, il voudrait que la Réforme serrât aussi les siens, a Pour unir les Églises et protéger le troupeau de Christ, rien n'est plus puissant, écrit-il au réformateur, que l'harmonie de la foi. Je voudrais donc que des hommes pieux et savants se réunissent pour conférer ensemble sur les principaux points de la doctrine. Nos ennemis tiennent maintenant leurs conciles à Trente pour l'affermissement de leurs erreurs; hésiterons-nous à convoquer un concile pieux