‹ Cambodge: Contes et légendesChapitre 36 sur 46 · PRÉ A-SANG-SÊL-CH K Y · texte numérisé non relu

PRÉ A-SANG-SÊL-CH K Y

Sang-Sèl-Chey parce que sa science était plus grande que celle de tous les autres hommes.

L'enfant de la seconde femme avait la forme d'un lion et avait acquis une si grande vigueur, qu'on le nomma Rèach'Sey\

Cependant, le roi très surpris et voulant savoir quel avenir ces deux jeunes gens, ses lils, réservaient au royaume, lit demander son astrologue et lui dit :

— Voyez, voici les deux enfants que mes doux premièros femmes m'ont donnés il y a bien tôt dix-huit ans et voici les six garçons que \OjH propones du bout ont eus de moi à peu prés dans le même temps; éludiez les astres, faites les calculs nécessaires cl qui les concernent; quand les mondes vous auront livré leurs secrets, venez me dire si le royaume a quelque chose à redouter de mes huit enfants, si la naissance des deux derniers est un mauvais présage.

L'astrologue royal étant sorti du palais, rassembla SOS confrères ot, avec eux, monta sur la plus haute tour de l'observatoire pour y interroger les astn^s. Quand ils eurent fait les calculs longs et difficiles cpie l'astrologie exige, ils redescendirent à terre et celui que le roi avait fait appeler se présenta ciu palais, porteur de la réponse. Cette réponse (écrite avec un poinçon sur une feuille de latanierj* était ainsi conçue :

* Roi cÎM lion». Il faudrait ici Réach-chfaSrtj^ If raja lion. (Voyoj IY|H>Oflo suivant.)

* Le|)alttiier qui fournit les feuilles «ur lesquelles on ^rit

« Roi puissant et redoutable, le plus grand parmi les rois de tous les autres pays, nous avons interrogé les astres, voici leur réponse : « L'enfant de la » première femme régnera sur plusieurs royaumes à » la fois et plusieurs rois le reconnaîtront pour leur » maître. L'enfant de la seconde femme, le Lion, » sera aussi puissant que son frère. Quant aux six » autres princes, nés des six autres épouses du bout, )) ils ne sont bons à rien et ne seront jamais rien. »

Malheureusement, le roi dormait quand l'astrologue arriva au palais, et nul parmi les mandarins chargés de veiller sur son sommeil et de prendre garde que le silence fut troublé autour de l'appartement royal, n'osa encourir sa colère en le réveillant. L'astrologue attendit quelques instants, mais, voyant que le sommeil du roi se prolongeait^ il s'en fut rejoindre ses collègues et les informer de son

inutile démarche.

Cependant, la nouvelle que l'astrologue s*était présenté au palais pour y porter la réponse des astres s'était répandue et les six femmes du bout, très inquiètes déjà, s'étaient prises à trembler pour leurs enfants. Elles choisiront parmi leurs suivantes une femme très habile dans l'art d'apprendre les nouvelles et l'envoyèrent aux renseignements.

— Il faut, lui avaient-elles dit, que vous nous

est nommé irèang par les Cambodgiens. Ces feuillets sont nemmés olles par les orientalistes.

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disiez quelle est la prédiction que les astrologues ont écrite sur une feuille de lalanier avec un poinçon de fer forge et que Tun d'eux aurait déjà remise au roi, si celui-ci ne s'était endormi d'un très profond sommeil.

La femme habile s'en fut trouver les astrologues et se mit à parler avec eux décent choses, puis de cent choses encore; au milieu de ce flux de paroles, les astrologues laissèrent échapper leur secret, et, quand la suivante les quitta, elle était aussi savante qu'eux. Rlle fut vivement rejoindre les six femmes du bout :

— Voilà que je sais tout, leur dit elle.

Kt elle leur raconta ce que les astres avaient révélé aux astrologues.

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