LES DAM-REYS
Bapuon est construit dans les mômes principes que Piméan-acas ; il est conçu dans des proportions beaucoup plus considérables cpie ce dernier. L'édifice se compose de sept terrasses superposées munies d'escaliers dont les marches sont hautes et leurs emmarchements fort étroits. Sur la dernière terrasse se trouvaient une galerie aux parois ornées de bas-reliefs remarquables, avec un grand sanctuaire au centre d'une cour dallée. Les terrasses inférieures étaient richement sculptées, deux d'entre elles étaient surmontées comme la dernière, d'une magnifique galerie voûtée.
Lorsqu'on quitte les ruines de Bapuon, on suit à travers la forêt, les traces d'une longue chaussée qui vous mène à l'extrémité d'une belle terrasse. C'est la terrasse dite des Dam-reys ou des éléphants. On y trouve encore les restes des anciennes balustrades qui se terminaient par les tètes multiples et relevées, d'un Naga, et les marches brisées par lesquelles on descendait. Des éléphants plus petits que nature, sculptés aux extrémités des murs, en marquaient les angles formés par leurs différentes saillies, ils composaient ainsi les motifs d'entrée des escaliers de la terrasse. Sur les faces latérales (Sud et Nord), les murs étaient garnis d'une longue frise sculptée en haut-relief représentant une suite d'éléphants montés par des hommes allant se livrer sans doute, par la forêt, au plaisir de la chasse. La forêt semble très giboyeuse, à en juger par les daims et les gazelles qu'on voit s'échapper au travers des jambes des éléphants. Quelques-uns de ces animaux sont enlacés au passage par la trompe des pachydermes, remarquables par leur allure et la sincérité de leur exécution (voy. page 25).
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