‹ Cambodge et JavaChapitre 28 sur 98 · ANGKOR-VAT · texte numérisé non relu

ANGKOR-VAT

Khams, qui ont été les premiers à accepter la religion de Bouddha, devaient être encore encouragés par les nouveaux venus, Préa-thong et ses sujets, Brahmanes comme eux, à ne point changer de croyance.

Les Bouddhistes ne pouvaient, dans ces conditions, que rester modestes dans leurs prétentions. Ce ne lut que plus tard, lorsque leur influence commença à s'accroître parmi les populations, qu'il y eut alors des rivalités réelles, puis des dissensions désastreuses.

L'époque de leur prospérité arriva sous la dynastie de Préa-Ket-Méaléa.

Le roi des Khams, éloigné du Cambodge, régnait dans le Laos au royaume de Vien-chan, surnommé le royaume du sanscrit. Il envoya à Langka (Ceylan) un grand nombre de religieux dans deux grandes jonques, pour aller copier les livres sacrés où étaient écrites les règles de la foi bouddhique.

M. Aymonier, dans sa notice sur le Cambodge, donne le récit de cette tradition: Dans le pays du sanscrit était un Brahmane de grande science qui, ayant embrassé la religion de Bouddha, en connut bientôt toutes les lois, les ayant apprises clans les recueils sacrés, mais les exemplaires complets en étaient rares. Ce que voyant, ce Brahmane ordonna à un Phikou (Bhikhsous mendiant) nommé Khosa, de se rendre au pays de Ceylan (Langka singhala) pour transcrire en entier les recueils, afin que les fidèles de son pays puissent les étudier plus facilement.

Khosa Phikou obéit et ce travail gigantesque, rapidement achevé grâce à la puissance merveilleuse de son stylet, il alla prendre congé du chef des Bonzes et du roi de Ceylan. Celui-ci, charmé par l'éloquence et la sainteté de Khosa, lui donna le surnom de Bouddha Khosa, l'élevant ainsi au-dessus des autres mortels.

Khosa Phikou ayant fait préparer son bateau et transportera bord les recueils sacrés, choisit un jour favorable pour quitter Ceylan et rentrer dans sa patrie.

En ce moment, le divin Indra, ou le roi des anges (Préa Entréa ïhirééch) songeait ainsi : « Dans le royaume de Enthipat-Borey (un des anciens noms donnés àAngkor) règne Préa-Ket-Méaléa ; ce prince est sage et ses sujets sont heureux. Seulement ils ignorent la religion de Bouddha qui met les hommes dans la bonne voie et Khosa vogue clans le pays du sanscrit où la doctrine est suffisamment connue. » Alors Indra ordonna à l'ange du vent Préa Peey de souffler de manière à porter le navire de Khosa sur les côtes de Enthipat-Borey. Le navire poussé par un fort vent perdit sa route et vint s'arrêter au port de Kampot où le temps calme revint tout à coup. Préa-Ket-Méaléa, ou l'un des rois de sa dynastie, prévenu par les mandarins, sortit plein de joie des tours de Angkor, accompagné de toute sa cour, il

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