LES COURS, LES GALERIES
aux environs ou clans le parc de Àngkor. C'est une sorte de musée où se trouvent des échantillons d'époques très différentes, parmi lescpiels on en voit de fort intéressants. Sur les bas-côtés de ces portiques, dans l'axe des bras de la croix, deux entrées donnent accès à un grand jardin dans lequel on remarque deux petits palais dont on ne saurait dire l'utilité d'une façon précise (voy. en N). Les bonzes m'ont dit qu'ils devaient servir autrefois pour renfermer les manuscrits sacrés. A l'extrémité de ces portiques (P), de grands escaliers droits pratiqués dans des passages voûtés (voy. en V) vous conduisent à une deuxième galerie rectangulaire ayant à chacun de ses angles une tour dômée.
La planche n° VII, page 19, donne l'aspect du passage marqué en V sur le plan, il est vu du point L. Le double portique et les frontons s'élèvent graduellement et font comprendre les paliers différents combinés dans les escaliers intérieurs et dans ceux du petit portique extérieur qui montent jusqu'au sol de la deuxième galerie. L'abondance et la richesse des sculptures sur les façades sont inimaginables. Les moulures des frontons formés de serpents dont les tètes multiples se relèvent aux angles, les ornements exécutés en haut-relief, en gravure ou en faible saillie sur les corniches ou sur les murs, font comprendre combien les artistes Khmers possédaient la science des contrastes. La pierre est partout travaillée, chargée d'ornements, cependant chacun d'eux est en valeur sans nuire à ceux qui les entourent.
Les assises du haut soubassement qui porte la deuxième galerie, sont taillées dans de larges et magnifiques moulures, également couvertes de curieux ornements.
La deuxième galerie est plus étroite et moins importante que celle des basreliefs. Ses murailles, dépourvues à l'intérieur de toutes sculptures, sont percées par une série continue de fenêtres fermées par de hauts balustres finement sculptés, destinés à atténuer l'ardeur des rayons du soleil. Cette galerie enferme une seconde cour ou jardin. Les façades extérieures et intérieures sont ornées de sculptures en haut-relief placées dans les trumeaux de chacune des fenêtres. Elles se composent de Tévadas, vêtues d'étoffes transparentes et de bijoux précieux. Nous donnons un de ces panneaux sculptés (voy. planche VIII, page 23). L'aspect en est pris du point 0 (voy. sur le plan, page 55). Leur tète est coiffée d'un haut diadème surmonté de fleurs formant comme autant de panaches. Ces Tévadas, de physionomie souriante, sont groupées, le plus souvent, deux par deux; leurs bras chargés de bracelets sont gracieusement enlacés, tandis que leurs mains tiennent des fleurs de lotus ou des bijoux.
De même que dans l'intérieur de la cour inférieure, on remarque deux