‹ Cambodge et JavaChapitre 46 sur 98 · DETAIL D'UN ÉDICULE · texte numérisé non relu

DETAIL D'UN ÉDICULE

comme ils l'avaient fait plus bas sous la corniche (voy. coupe, sur l'axe A. B).

Les anciens Khmers excellaient dans l'art de fabriquer des briques, mais ils n'employaient pas de tuiles pour couvrir leurs monuments importants. Dans l'édicule qui nous occupe, probablement voué à quelque dieu, les assises extérieures de la voûte, l'extrados, étaient taillées en forme bombée et creusée alternativement, de manière à produire de grosses nervures donnant l'aspect de tuiles. Ces nervures s'arrêtaient à la naissance de la crête de pierre aux ornements ajourés et sculptés, commençant au-dessus de la corniche d'entablement par une sorte de stèle toujours décorée.

Les voûtes des galeries de Banh-Yong, d'Àngkor-Vat, de Beng-Méaléa, etc.,

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Plan et coupe d'un édicule situé dans l'enceinte des ruines de Phéa-Khane.

(Relevé sur place.)

sont toutes construites dans le même caractère. Malgré l'état de ruine du petit monument que j'ai dessiné, on distingue assez nettement les nervures sculptées sur l'extrados et les stèles qui en cachaient la naissance au-dessus de la corniche d'entablement (voy. planche XIII, page 47).

En continuant ma route, mes guides me mènent devant un large pont de pierre dont les parois sont presque entièrement cachées par les hautes eaux et par une masse considérable de roseaux aux tiges élevées. Des arbres énormes ont soulevé presque partout les dalles qui couvraient le tablier de ce pont triomphal. Un Song, le dernier gardien de ces lieux déserts, apparaît au milieu de la verdure ; son attitude est menaçante ; son corps tout dressé, appuyé sur ses pattes de derrière, est fièrement cambré. De la seule patte de devant qui lui reste encore, il semble nous montrer le chemin. C'est le Song qu'on remarque sur la couverture de ce livre. Le pont traversé, on aperçoit alors un amas considérable de ruines superbes qui se

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