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LES TEMPLES SECONDAIRES

banam, des fouilles et des recherches sérieuses n'ayant pas été faites pendant une longue période d'années. Actuellement, les travaux qu'on a exécutés ont jeté au jour nouveau sur cette question et il devient presque facile de démêler un mystère qui semblait impossible à résoudre.

Chaque statue des temples de Loro Djonggrang que nous venons de décrire, recouvrait l'orifice d'un puits assez profond, il en était de môme pour tous les autres temples faisant partie du groupe.

Parmi les fouilles faites clans le puits du sanctuaire principal placé sous la protection de Siva, on a trouvé après les premières levées de terre des débris de statues et de sculptures de toutes sortes et un assez grand nombre de petites piécettes de cuivre. A 5 m. 75 de profondeur on se heurtait à une dalle de pierre qui recouvrait un petit vase funéraire posé sur un sol mêlé avec du charbon de bois et des débris de petits ossements d'animaux qui avaient dû subir l'action du feu. Creusant jusqu'à 13 mètres on trouvait le fond du puits.

Le vase funéraire contenait des cendres placées entre des plaques de cuivre en partie réduites en poussière. On ramassait en même temps tout auprès, divers objets avec douze petites plaquettes d'or parmi lesquelles on reconnaissait les figures d'une tortue, d'un naga ainsi que les silhouettes d'une fleur de lotus et d'un œuf.

Dans le temple (voy. n°2) sur l'une des faces du piédestal de la statue on voit sous la gargouille qui servait à l'écoulement de l'eau sainte, une sorte de cuvette rectangulaire : des rigoles tracées dans la pierre communiquent avec cette cuvette et contournent la base du piédestal. Elles étaient évidemment creusées pour conduire les eaux de ce côté et pour les faire disparaître dans le puits. Cette cérémonie d'arrosage des statues des dieux et des lingams était habituelle clans le culte brahmanique, elle se pratique encore clans tous les temples de l'Inde méridionale. Au lieu d'eau, c'est aussi parfois quelques gouttes d'huile que les fidèles versent. Les conduits pouvaient aussi servir à l'écoulement de l'eau que les prêtres répandaient sur les dalles du sanctuaire pour laver le sang des victimes qu'ils venaient de sacrifier à la divinité; animaux domestiques tels que chèvres, ou volatiles divers.

Le puits de ce temple renfermait sous une dalle de pierre, un vase de terre cuite rempli de cendres et de terre mêlée à du charbon de bois avec de menus objets d'or analogues à ceux qu'on découvrait clans le temple de Siva (voy. le plan en S).

Dans celui de Brahma (n° 1), des rigoles creusées dans la pierre pour l'écoulement des eaux communiquaient par des conduits au puits lui-même. Le puits cachait quelques débris de vases de terre cuite, des morceaux de verroteries

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