LE BOUT DE L'AN
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CHAJ>IÏRK IX
Bout de l*an
Tous les ans ou célèbre uue fête tlile thuœii-bon-dar eu Hiouneur dn (iélunl. Cette fête a lieu toujours un thngav.sœl.
Elle n'est pas absolument anniversaire.
On fait venir les religieux à la maison, on prend les ossements, qui sont conserv*'*s dans un vase placé dans un khtom-théa( (cabane des éléments) près de h\ maison, et on noue le récipient dans un morceau de cotonnade blanche. On les place devant les religieux qu'on prie de réciter des prières en pâli dites thor-dar.
On met près des ossements un plateau rempli d'aliments divers avec des bougies en cire d'abeille et des bâtonnets odoriférants, l/un des parents, le plus proche parent, le frère du délunl de préférence au fils, vers le milieu de la cérémonie, prend un petit vase contenant de Teau consacrée avec de la cire d'abeille, placé dans h; plateau, et en arrose les aliments au nom de toute la famille qui s'incline vers lui et dont tous les membres le touchent, afin de s'unir à lui poui* l'accomplissinnent de l'œuvre pieuse. (letle libation est dite chriKK'h iuk el la prière que les religieux récitent pendant qu'on la fait est dite tay-rôk.
Puis on fait l'aumône du riz cuit aux religieux, le réàp bal.
Les religieux partis, on prend l'urne funéraire el on va la remetire dans le khlomthéat.
Quelquefois, chaque enfant fait son Hwœu-bon-dar el, dans ce cas, celle cérémonie se reproduit autant de fois par an qu'il y a d'enfanis. Les pauvres se réunissent ensemble pour ne faire qu'une cérémonie.
Cette cérémonie .se fait pendant les trois ans du deuil ; les pauvres la font un on deux ans seulemenL
A la fin du deuil, on fait un thuœu-bon-dar trois fois plus grand que les autres ; les prières sont plus nombreuses ainsi que les religieux invités.
On refait le chriioch-tuk^ comme les années précédentes, puis on va, en cortège, jeter les ossements dans un lac, un bassin, un étang, après avoir cassé l'urne ou le vase qui la remplace. Ou bien on va les placer dans des grottes ou les enterrer.
On termine par un réàp-bai ou ofï'rande du riz cuit dans la sébile (bal) des religieux. Le mol réàp a le sens de « disiribniion, j'éparlition ».