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LK TANG-TOK KN L HONNEUR l)V lUH DÈFINT
1/auteur iioli» eiiï^uile mi ces leniies la st^rie des sulennités qui uni été observées depuis la inurt du roi jusqu'aux fêtes de la erénialiou. Il s'agit ici de la fête anniversaire de la naissance du roi Noruudâni dite tang-tok on de W exposition &er^ tables » qui fui eélébrée comme au temps oîi il vivait.
Du jeudi, i?/' jour de la lune croissante de Méakh de Tannée du Dragon, la 6"^ du petit cycle, correspondant au i6 février 190"), jusqu'au i5<^jourdela même lune correspondant au 19 février 190'j, cette dernière date étant celle de l'anniversaire de la naissance du roi défunt,... le roi Sisovath (9.) ainsi que les religieux, les membres et les alliés de la famille royale, les ministres, les dignitaires et les conseillers décidèrent de célébrer les fêtes dites ci-dessous dans Tenceinte du palais, pour rappeler la gloire, les vertus, la miséricorde {préas-tèchéas, préas-kun, préas-kaurna) (i) du roi défunt et afni de lui acquérir des mérites :
I. - Le jeudi, i'2« jour de la lune croissante de Méakh (16 juillet igo")), à 6 heures du soir, on invita vingt-trois religieux, dont le Préas mahaSAmdach SAngkharéach qui est le chef, à venir dire (i) les mantras dans le Hô-préas-Thomma-sàngvék où se trouve la chapelle ardente».
(i) Voy. chapitre V, paragraphe iv, — Cette énumération complète le chapitre V que j'ai donné plus haut.
(2) Je supprime ici tous les titres du roi et dorénavant j'emploirai p(»ur le roi régnant l'expression Sa Majesté.
(^) {/expression ordinaire est , sari ^ mont dire, les matUras: elle esl ici, et chaque fois iju'il >'ajfit d'une céiémonie reli^HeuM; ou le roi, les juiiues as>islenl, dile saiiUiph mont.
Sa Majesté stiiiit du palais tM vinl distribiKM* aux relijîieiix les Iruis pièces du vè- (eiiieiil, el entendre les maniras, en présenre «les membres et «alliés de la famille royale, des ministres, de tous les conseillers el des gouverneurs.
A cette occasion les religieux, les ministres, les conseillers et les gouverneurs allumèrent les feux d'illumination {phlœung pratip) et, dans les baraques (harâm) ♦Mevées en face du Ho-préas-Thomma-sàngvék, le long du mur d'enceinte du palais, ornèrent les tables d'exposition (tang-tok) de Kruong sakaras bauchéa (c'est-à-dire de l'ensemble des luminaires et bâtonnets odoriférants qui constituent les oflrandes). Pendant ce temps, les religieux disaient les montras ou stances près du saint et érainent corps,'jusqu'au lever du jour.
A 7 heures et demie du soir, les religieux et les membres et alliés de la famille royale, les dignitaires de tons rangs et les. gouverneurs furent invités h se réunir pour prier au Hô-préas-Thanima-sàngvék.
A 8 heures du soir jusqu'à la nuit profonde, les lokhôn dansèrent et la musique se fit entendre dans la salle extérieure devant le saint et éminent palais royal.
A 9 heures du soir, on alluma des fusées et des pétards chinois devant le Hd-préas- Thomma-sàngvék .
•A. Le vendredi, 1 1<' jour de la lune croissante de Méakh { 17 février 190 >), à H heures du matin, on ht entendre l'orchestre (mobo-srap) devant le palais.
A 9 heures du matin, sa Majesté sortit de son palais pour aller faire l'aumône du riz aux religieux qui avaient prié depuis la veille dans le Hô-préas-Thomma-sângvék. (]ela fait il écouta les chanteurs et la musique dite mahôrî,
A 10 heures du matin, les lokhon dansèrent dans la salle des khôl (la salle extérieure dont il a été parlé plus haut), en avant du palais et jouèrent des farces avec orchestre jusqu'à 6 heures du soir.
.\ I heure de l'après-midi, il y eut tesna anisàngs <un prêche) sur le préas pittokun dans le Hô'préas-Thomma-sângvék.
A 8 heures du soir, danse des lokhon royales dans la salle extérieure des danses. Le roi y assista.
De 6 heures et demie du soir jusqu'à Ja nuit et jusqu'au jour, la fête fut semblable à celle du jour précédent.
3. - Le samedi, 1 4^ jour de la lune croissante <le Méak ( 18 février 190')), de S heures du matin jusqu'à la nuit et jusqu'au jour, la fête fut semblable à celles des jours précédents,^[mais cette fois-ci] par 70 religieux [autant que le roi défunt avait vécu d'années au moment de sa mort], doni 24 pour le récit des mantras vers *>
heures.
A 1 heures du soir, un religieux fut invité à prêcher les mille stances en compagnie de quatre autres religieux.
La nuit venue, on commença la cérénjpnie de la consécration (aphisék) d'une statue du Buddha (Pntthéa roup) en or. Dix religieux dirent les mantras et tm autre
relipeux dit le maiitra de la cuiiséc.ratioii en compagnie de quatre religieux assesseurs qui dirent le maiitra du Putthéapliisék ou de là consécration d'une statue du Buddha, conforménient à la coutume.
On déposa ensuite la statue en or du Buddha dans le Hô-préas-Thomma-sân^^vék où il est demeuré jusqu'aux fêtes de la crémation du roi défunt. C'est là qu'on le prendra pour le porter en procession dans le temple du Préas-Kév-marokoth (ou temple du saint d'émeraude).
4. — Le dimanche, iV jour de la lune croissante de Méakh (19 février), de 8 heures du matin jusqu'à la nuit et au jour, la tête fut semblable à celles des jours précédents, sauf qu'il n'y eut pas de récils de mantras.
A I heure de l'après-midi, [il y eut] prêche par trois religieux ayant quatre assesseurs de 70 religieux auditeurs dans le Hô-préas-Thomma-sângvék.
A > heures du soir, on tira 11 coups de canon. Le roi à ce moment, vêtu d'un sàmpot blanc et d'un veston blanc, sortit du Hô-préas-Thomma-sângvék pour recevoir le Résident supérieur qui, accompagné de tous les fonctionnaires, officiers et commerçants français, venait pour allumer des cierjces el des baguettes odoriféranle:> en l'honneur du saint et éminent corps.
A ) heures el demie du soir. Sa Majesté s'élant prosternée devant le saint el éminent corps du roi défunt, son frère, en présence des membres de la tamille royale, des dignitaires et des gouverneurs, les invita tous à se vêtir de blanc, puis sortant de la chappelle ardente, il alla dans la salle intérieure (située à l'Ouest) et donna Tordre, aux membres femmes de la famille royale el aux servantes royales, de s'habiller de blanc afin de Sciluer le corps du roi défunt dont il célébra les vertus.
A 7 heures et demie du soir. Sa Majesté reçut à dîner dans la salle dite Préas- Tinéang-Phauchini, M. le Résident supérieur, quelques princes de la famiHe royale et [une douzaine] de fonctionnaires.
A 9 heures du soir. Sa Majesté sortit du palais pour aller assister aux danses des lokhon royales, <ians la salle exlérieure des danses.
Offrandes qui furent faites aux religieux à l'occasion de celte fête :
A chacun des religieux qui ont récité les mantras, on a donné les trois pièces du vêtement religieux, une serviette pour le bain, un éventail, une ombrelle, une paire de sandales en cuir, un paquet de cierges, une théière, une bouilloire, un paquet de thé, un paquet de sucre, un paquet de bougies françaises et un paquet d'allumettes.
A chacun des religieux prêcheurs on a remis les mêmes objets que ceux reçus par les religieux prieurs, plus ^ piastres.
A chacun des religieux assesseurs des prêcheurs, un costume de religieux, un manteau el une piastre.
A chacun des religieux auditeurs, on a donné 5o centièmes de piastre.
A chacun des religieux qui ont lu la stance pon, on a donné comme aux religieux assesseurs.
Les religieux qui ont dit en chaire le> stances /j m/ a- Thomméuiras, c'esl-à-dire d< la cunsëcration d'une statue de celui qui a obtenu [la faculté huddhique, de Huddha ont reçu comme les religieux assesseurs.
Les religieux du prêche sàngkhiyéana ont revu comme les religieux prêcheurs, plus lo piastres, et les religieux antray, un costume de religieux, plus 2 piastres.
A chacun des religieux qui se touchaient les coudes (hattabas), c'est-à-dire qui s'alij^iiaient les uns près des autres sur trois, quatre ou cinq rangs, chaque fois qu'ils sont venus un langouti, une piastre, des chiques préparées, des cigarettes, du thé préparé.
Sa Majesté a couvert toutes les dépenses avec des fonds pris à son trésor royal et c'est avec cet argent qu'on a payé les costumes complets qui ont été offerts aux religieux diseurs de mantras pendant trois soirées, c'est-à-dire 70 costumes complets chaque fois. Ont aussi été payées sur cet argent les dépenses nécessitées par les danses penilant quatre nuits et trois jours auxquels était invité M. le Résident supérieur.
Sa Majesté qui était charitable aux religieux, a daigné autoriser les dignitaires, hommes et femmes, les serviteurs du palais, hommes et femmes, les habitants du royaume, hommes et femmes, quelle que soit leur nationalité, de concourir aux oflrandes, soit en oii'rant soit de l'argent, soit des objets, afin de leur donner l'occasion d'acquérir des mérites au roi défunt.
\joknha maha-montrey et Vofinha-maha-tép ont reçu l'argent et les objets donnés au cours de ces fêtes, en ont dressé des listes et les ont présentées au roi. L'argent et les objets furent remis au chef des ala/c ou secrétaires royaux qui les emplôyn pour les fêtes. S'il en avait -manqué, il eut pris au trésor l'argent destiné à couvrir les frais des cérémonies.
Il fut ordonné aux chefs des services de diriger convenablement les travaux conformément à l'arrêté royal.
Le montant des offrandes reçues s'est élevé à la somme de 3. 1 >; ^ 19 ; le mojitant des dépenses soldées sur ces fonds a atteint i.GSj lit 81 ; il est resté 471 $ 38 qui sont demeurées entre les mains de Voknha essàros àkhara Ros, président, et de Voknha àkhara-chenda Kach, secrétaire chargé de garder les crédits destinés à payer les dépenses nécessitées par ces cérémonies, sur l'ordre de Voknha Véang-uoros-rienychay fou ministre du palais).