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DES CÔTES

Grand Etat-Major Le colonel du génie P, Vallongue, charge

GÉNÉRAL ^^ ^^f ^ Jistails du Grand Etat-Major

■ Général des camps et armées des Côtes.

A l'honneur d'exposer au Ministre de la Guerre que le capitaine des Grenadiers Gambrone, du 469 régiment, s'étant jeté à la nage et arrivant trop tard pour secourir une péniche qui allait être submergée, sauva néanmoins un matelot de la Garde Impériale.

Il propose à Monsieur le Maréchal d'accorder à cet officier^ membre de la Légion d'honneur, un mois de solde.

P. Vallongue.

Ce fut le 29 août 1805 que la 46« partit de Boulogne pour combattre la troisième coalition et faire campagne contre l'Autriche et la Russie. Le même jour, Cambronne,

promu au grade de chef de bataillon au SS^', quittait le 46® régiment dont il emportait tous les regrets (1).

A quelques semaines de là, le 4 octobre suivant, (2) les officiers du 46« signaient au bivouac la pièce élogieuse que voici :

Les officiers du 46* régiment d'infanterie saisissent avec empressement l'occasion que leur offre la promotion de M. Cambronne, capitaine, membre de la Légion d'hoimeur, au grade de chef de bataillon dans le 88<ï régiment, pour lui donner un nouveau témoignage d'estime et d'amitié, en attestant que depuis la formation du corps, sa conduite militaire et privée, l'aménité de son caractère, la délicatesse et la loyauté do ses procédés le firent toujours distinguer sous les rapports qui caractérisent un officier d'honneur dont l'éloignement exciterait chez nous les plus vifs regrets, s'il n'était occasionné par suite des marques d'intérêt qu'il a plu à Sa Majesté de vouloir bien lui donner en .l'appelant à un grade supérieur.

Au bivouac, ce 12 Vendémiaire an XIV.

Latrille, colonel; Legros» chef de bataillon; Menu, chef du service; Sucré, adjudant-major; Trupel, lieutenant; Salmon, lieutenant ; Masson , lieutenant ; Delamarre , sous-lieutenant ; A. Dillon, sous-lieutcnant, etc.

(1) Voici le texte du décret (Archives nationales, Minutes des décrets A F. IV. 176, plaquette 1103 n<> 14).

Au Camp Impérial de Boulogne, le 12 Fructidor an 13. Napoléon, empereur des Français, roi d'Italie, Décrète ce qui suit :

Art. 6. — Le sieur Cambronne, Capitaine des carabiniers du 46» régiment d'infanterie de ligne, est nommé chef de bataillon du 88* régiment d'infanterie de ligne, en remplacement du sieur Longchamp,, nommé chef de bataillon des Grenadiers de la Garde.

NAPOLÉON

(2) Le catalogue d'autographes de M. Gauthier-Lachapelle (Paris J. Charavay aîné 1872) signale une lettre de Cambronne, datée de Halle le 12 vendémiaire an XIV c'est-.'^-dire du 4 octobre et adressée à Berthier. Elle est, dit-il, relative à sa nomination comme chef de bataillon au 88*.

Mais le nom de Cambronne ne disparaissait pas tout à fait du 46® régiment^ il y restait encore un sous-lieutenant qui fut tué à Austerlitz et qui était le frère de celui dont nous écrivons Thistôire, (1) et, quand en 1815 Cambronne revint en France avec Napoléon il avait laissé de si bons souvenirs au 46® de ligne que le gouvernement évita d'envoyer contre l'empereur un régiment qui aurait pu faire trop facilement défection (2).

Cette lettre figurait à la vente d'autographes Eugène Charavay, faite le 21 février 1891 : le catalogue l'attribuait au futur général Cambronne, mais l'officier dont elle' parle n'était que sous-lieutenant et c'est le jeune frère de notre héros qu'elle concernait, puisque Cambronne atné était capitaine depuis plusieurs années déjà et à la veille de passer chef de bataillon.

(1) Ce frère avait donné sa démission,' mais l'empereur l'avait refusée. Une lettre du maréchal Berthier du 14 germinal an XIII aa colonel Cavaignac annonce le refus de Napoléon. « L'intention de » Sa Majesté, dit-elle, est que tout individu faisant partie des corps » employés dans les camps, reste sous les drapeaux ; l'honneur en » fait un devoir à tous les militaires français et particulièrement » aux officiers ».

(2) Nous en donnerons les preuves plus loin.

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