‹ CambronneChapitre 12 sur 73 · VIENNE, DRESDE, LEIPZIG, HANAU · texte numérisé non relu

VIENNE, DRESDE, LEIPZIG, HANAU

Au mois de septembre, Napoléon appela le 5® corps en Espagne où nous combattions depuis un an sans avoir fait de sérieux progrès et il se retrouvait le 19 décembre devant Sarragosse après avoir traversé TAlleinagne et la France, du Rhin aux Pyrénées avec une étonnante rapidité. Jusqu'aux derniers jours de ce siège mémorable (21 février 1809), Cambronne se distingua, à la tète de son bataillon, soit que, sur la rive droite de TEbre. il repoussât dans leurs murs les assiégés qui voulaient tenter des sorties, soit que, en pleine campagne, il dispersât les bandes de paysans qui essayaient de porter secours à leurs compatriotes.

Le 88« se dirigea quelques jours après vers la vieille Castille. Tandis que l'Espagne épuisée se reposait un instant, l'Autriche humiliée par la paix de Presbourg reprenait l'offensive. Pour la réduire à l'obéissance. Napoléon forma la Jeune Garde Impériale de tout ce que larmée comptait de plus brave et de plus irréprochable et, comme il fallait donner à ces nouveaux régiments des chefs dignes de les commander, il nomma le 11 avril 1809 Cambronne avec son grade au l**" régiment de tirailleurs-chasseurs, devenu depuis le l^r voltigeurs de la

Garde Impériale (1). Mais il fallait gagner immédiatement son poste : après avoir encore une fois traversé la France, cette fois des Pyrénées au Rhin, Cambronne arriva à Ratisbonne le 24 avril. Dès lors, il ne quitte plus l'empereur, il entre avec lui à Landshut emporté de haute lutte par le général Mouton, et le 10 mai, il arrive aux portes de Vienne que Tarchiduc Maximilien semble disposé à défendre à outrance.

Mais Vienne, ne résista que trois jours. Nous faut-il rendre compte longuement de la sanglante bataille d'Essling où la jeune garde faillit se laisser démoraliser par l'effroyable feu de reunemi et ne reprit son sangfroid que grâce à l'énergie de Bessières et de la bataille de Wagram (6 juillet 1809) que devaient suivre de près rarmistice de Znaïm et le traité de Vienne i Témoin de la vaillaDce de Cambronne, l'empereur lui offrit le grade de colonel.

— Sire , répondit-il modestement , permettez que j'acquière ce qui me manque pour bien commander un régiment.

— Voilà un vrai et noble soldat, s'écria Napoléon, que ne ferait-on pas avec de tels hommes ?

(1) Voici le texte du décret tel qu'il figure aux minâtes qui sont i:oiiservées aux Archives Nationales A F. IV. 37:i plaquette 2749.

DÉCRET DU 11 A\T11L 1809 Napoléon, empereur des Français, roi dJtalie, protectear de la confédération du Rhin, Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :

... Le sieur Cambronne, chef de bataillon du 88<= régiment d'infanterie de ligne, est nommé chef de bataillon dans les chasseurs à pied de notre Garde.

Notre Ministre de la guerre est chargé de Texécution de notre

présent décret.

NAPOLÉON

Le jour même de la signature du traité de Vienne (14 octobre 1809), Cambronne qui, depuis le mois de juillet, occupait avec la garde le palais de Schœnbrûnn, avait quitté la capitale de Tempire d'Autriche et repris la route de Paris, où il arriva le mois suivant. Il y passa l'hiver dans les fêtes données à Toccasion du mariage de Napoléon et de Marie-Louise. L'empereur avait déjà beaucoup fait pour lui. Après sa promotion comme officier de la Légion d'honneur, il l'avait inscrit par décret du 19 mars 1808, pour une dotation de 2.000 fr. sur le département du Trasimène. C'était une sorte de rente que l'empereur créait au profit de certains de ses sujets, notamment au profit de l'armée, et dont il imposait la charge aux pays vaincus, en faisant administrer leurs biens par un syndic que désignaient les donataires eux-mêmes. Les dotations étaient garanties surtout par le produit des mines et les décrets impériaux ne manquent pas pour réglementer la matière (1).

Napoléon fit plus et par lettres-patentes datées de Saint- Cloud le 4 juin 1810, il conféra à Cambronne le titre de baron de l'Empire. Voici ce document inédit qui fut entériné le 16 avril 1811 par le tribunal civil de Nantes:

Napoléon, par la grâce de Dieu, Empereur des Français, Roi d'Italie^ protecteur de la confédération du Rhin, médiateur de la confédération suisse.

A tous présents et à venir, Salut :

Par Tarticle treize du premier statut du premier mars mil huit cent huit, nous nous sommes réservé la faculté d'accorder des titres que nous jugerions convenables à ceux de nos sujets qui

(1) Nous publions en annexe ce décret qui figure aux Archive» Nationales 1 F IV. 301. plaquette 2154 (Minutes des décrets).

— esse seront distingués par les services rendus à TEtat et à nous, la connaissance que nous avons du zèle et de la fidélité que notre cher et amé le sieur Cambronne a manifestés pour notre service, nous a déterminé à faire usage en sa faveur de cette disposition, dans cette vue, nous avons nommé par notre Décret du quinze mars mil huit cent dix notre cher et amé le sieur Cambronne, Baron.

En conséquence et en vertu de ce Décret, ledit sieur Cambronne s'étant retiré par devant notre Cousin le Prince Archi Chancelier de l'Empire à Teffet d'obtenir de notre Grâce les lettres patentes qui lui«sont nécessaires pour jouir de son titre, nous avons, par ces présentes, signées de notre main, conféré et conférons à notre cher et amé, le sieur Pierre-Jacques-Etienne Cambronne, Lieutenant-Colonel au premier Bataillon du premier régiment des Tirailleurs de notre Garde, oflicier de la Légion d'Honneur, né à Nantes le vingt-six décembre mil sept cent soixante dix lo titre de Baron de notre Empire, le dit litre sera transmissible à sa descendance directe, légitime, naturelle ou adoptive de mâle en mâle, par ordre de primogéniture après qu'il se sera conformé aux dispositions contenues en Tarticle six de notre premier statut du premier mars mil huit cent huit.

Permettons au dit sieur Cambronne de se dire et qualifier Baron de notre Empire dans tous actes et contrats, tant en jugement que dehors, voulons qu'il soit reconnu par tout en ladite qualité, qu'il jouisse dos honneurs attachés à ce titre, après qu'il aura prêté le serment prescrit en l'article trente-sept de notre second statut, devant celui ou ceux par nous délégués à cet effet, qu'il puisse porter en tous lieux les armoiries telles qu'elles sont figurées aux présentes : d'azur au lion d'or en abime à l'orle de dix grenadiîs d'argent, allumées du môme, franc ({uartier des Barons tirés de l'année; pour livrée, bleu, jaune, blanc (1).

(Il An-hivcs Nationales.

(À'S urmoiric:^ (lilItTent peu de celles indiquées par VArmorial général de l'Empire Français de Fleury Simon (Paris, i812, 2 voL

Chargeons notre Cousin le Prince Archi Chancelier de TEmpire de donner communication des présentes au Sénat et do les faire transcrire sur ses Registres; car tel est notre plaisir et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours notre Cousin le Prince Archi Chancelier de TEmpire y a fait apposer, par nos ordres, notre grand sceau en présence du Conseil du sceau des titres.

Donné en notre Palais de Saint-Cloud le quatre du mois de Juin

de Tan de grâce mil huit cent dix.

Signé : NAPOLEON.

Scellé le huit Juin 1810 Le Prince Archichancelier de TEmpiro Signé: CAMBACÉRÈS.

Quelques jours après, il reprenait le chemin de l'Espagne où il devait rester pendant près de trois ans, guerroyant constamment contre les héroïques populations de la Biscaye et de la Galice. Il servit d'abord de juin 4810 à juillet 1811 sous les ordres de Bessières, duc distrie, qui commandait alors Tarmée du Nord. A cette époque, il fut élevé le 6 août 1811 au grade de colonel-major du 3^ régiment de vol tigeurs de la Jeune Garde, grade que cette fois il ne crut pas devoir refuser (1). Il n'en paraissait pour tant pas autrement ravi, si nous en croyons une lettre qu'il écrivait à Sophie Corbizé et que nous reproduisons plus loin : -a J'ai été obligé, lui écrit-il, d'accepter U place de » colonel malgré moi ; des douleurs continuelles me

in-fo, t. 1, pi. 36, p. 39). Ce dernier a ajouté: de gueules à l'épée haute d'argent et n'a pas indiqué les couleurs de la livrée : bleu, jaune, blanc.

Les lettres patentes qualifient Cambronne de « Lieutenant-Colonel » , titre qui ne figure pas à ses étals de service , mais le grade de chef de bataillon dans la Garde Impériale était considéré comme Téquivalent de celui de lieutenant-colonel.

(1) Le décret, daté de Saint-Cloud, figure aux Minutes des Archives Nationales, AF. IV. 572, plaquette 4505.

» forceront à quitter le service. Je ne voulais donc pas » d'une place que ma santé ne me permettait pas d'occuper, » On n'a rien écouté, et maintenant, je commande le 3» » régiment de voltigeurs de la Garde en Espagne. »

Cette lettre est datée de Léon, le 14 décembre 18H. Bessières fût remplacé par Dorsenne (juillet 1811 à mai 1812) puis ce dernier par le général CaiTarelli (mai 1812 à avril 1813). Ce n'étaient plus des batailles rangées comme en Allemagne, mais une guerre de montagnes, une guerre de partisans, comme jadis en Vendée, et, s'il n'y connut pas la gloire qui s'acquiert sur les champs de bataille d'Austerlitz, d'Iéna ou de Wagram, du moins il fut constamment exposé à tous les dangers de la lutte contre les guérillas.

Le 1" janvier 1812, il fut compris pour une nouvelle dotation de 4.000 francs à prendre sur les revenus des provinces illyriennes (1).

La campagne de Saxe s'ouvrit le 29 avril 1813. C'était le corollaire de la funeste retraite de Russie : la coalition s'était reformée contre nous et Napoléon 1«', contre qui se levait l'Europe entière, faisait un suprême appel aux forces vives de la nation. Promu commandant de la Légion d'Honneur le 6 avril (2), Cambronne avait été rappelé

(f ) Voir aux annexes le texte de ce décret qui figure aux Archives nationales AF. IV, 614, plaquette 4860.

(2). On disait alors commandant et non pas connnaadeur. Le discret (Archives nationales, AF. IV, 754, plaquette 6.066) est dalé da Palais de TElysée : il accorde la même distinction au général Michel qui fut tué à Waterloo et dont nous parlerons longuement plus loin et au général Mouton-Duvemet.

C'était un honneur pour Cambronne qui n'était pas encore gënéril, d*obtenir cette haute dignité dans la Légion, en même temps que deux de ses supérieurs.

d'Espagne pour prendre part aux opérations de la Grande Armée.

Le 2 mai, Cambronne est à Lutzen où la Jeune Garde commandée par le général Dumoustier, qu'il ayait connu en Espagne et qu'il devait retrouver plus tard, décida de la victoire. Nos jeunes soldats luttent contre tes vétérans de l'armée russe, corps à corps, à l'arme blanche et pendant la nuit, éveillés aux bivouacs, ce sont encore eux qui repousent le retour offensif de la cavalerie de Blûcher.

A Bautzen, le 21, même gloire pour la Jeune Garde qui ne prit de repos que pendant le fatal armistice de Plesswitz. Il ne dura que trois mois et, une fois rompu le congrès de Prague, Cambronne reprend sa place dans les rangs de la Grande Armée pour la défense de Dresde. La Jeune Garde est là, formant quatre belles divisions de huit à neuf mille hommes chacune . Il était temps qu'elle arrivât pour tenir tête aux armées coalisées qui poussent déjà le cri prophétique : « A Paris ! à Paris ! » et s'apprêtent à forcer la porte de Plauen et de Pirna.

» Les ennemis m>al renseignés croyaient encore n'avoir y> affaire qu'an seul corps de Gouvion Saint-€yr et c'est ce » qui explique l'impétuosité avec laquelle ils enlevèrent » plusieurs redoutes. Au moment où ils essayaient d'en- » foncer la porte du faubourg de Pirna, par ordre dereni- » pereur, cette porte s'ouvrit tout à coup et donna passive » à une colonne d'infanterie de la Garde Impériale, dont la 9 première brigade était commAiidée parCaBsbroanc:». Ge fnt, disent tes Mémoires du général éê Marè&t amqwds nous empruntons ces quelques lignes, comme Tapparîtion de la tête de Méduse ! L'ennemi reeuU éfieuvasté, son

artillerie fut enlevée au pas de course et les canonniers tués sur leurs afîûts.

De toutes les portes de Dresde, de pareilles sorties avaient été faites simultanément avec le même résultat. L'ennemi perdit 5.000 hommes mis hors de combat, sans compter 3.000 prisonniers ; nous avions eu 2,500 hommes tués ou blessés, dont cinq généraux (1).

C'était le 26 août 1813.

Pour récompenser Cambronne de la bravoure qu'il avait témoignée, l'empereur le nomma, par décret du 14 septembre, colonel-major du 2® régiment des chasseurs à pied de la Vieille Garde et il inaugura ce nouveau titre à la bataille de Leipzig, dans cette journée que les Allemands ont appelée la bataille des Nations et où cent quatrevingt-dix mille Français soutinrent l'attaque furieuse de trois cent trente mille hommes.

Jamais la Vieille-Garde ne combattit plus vaillamment que ne le firent les deux divisions des grenadiers et des chasseurs de la Vieille-Garde sous les ordres des généraux Priant etCurial. Il n'en fallut pas moins battre en retraite.

La Grande-Armée , ravitaillée dans les magasins d'Hanau, reprenait le chemin de Mayence, suivie de très

(1) Voici comment le même fait d*armesest raconté dans l'iïwtoire du Armées Irançaises de terre et de mer de 1792 à 1837 par A. Hugo, ancien officier d'état-major (Paris, Delloye, 1838).

« Cette porte (la porte de Pirna) s'ouvrit, ce fut comme Té-

» ruption d'un volcan. Les bataillons de la Garde Impériale com- » mandés par Tyndal, par Cambronne et dirigés par le général Du- » moustier, s'élancèrent ; le feu des murs crénelés soutint leur sortie ; » celui des redoutes prit à revers les batteries autrichiennes, de » toutes parts, une grêle de balles et de boulets couvrit la plaine. » L'ennemi recula épouvanté. »

loin par les alliés, mais il était écrit qu'aucune amertume ne nous serait épargnée;

C'est un de nos alliés qui nous ont si lâchement abandonnés, le général bavarois, comte de Wrède, comblé pourtant de bienfaits par l'empereur, qui songe à arrêter l'armée française et peut être même venir à bout de Napoléon. Il a pris position à Hanau avec 60.000 Austro- Bavarois.

Le 30 octobre 1813, l'empereur arrive devant la position ennemie dont il reconnaît sans peine les défectuosités. Devant Hanau, s'étend un bois profond et épais où le général de Wrède, croyant nos troupes en débandade, a commis la faute de placer ses troupes légères, tandis qu'il a pris position par derrière, adossé à la rivière de la Kintzig.

Le plan d'attaque est bien vite préparé, bien que Napoléon n'ait sous la main que dix mille hommes. La Vieille Garde est là, avec ses grenadiers et ses chasseurs au nombre de quatre mille. C'est plus qu'il n'en faut pour tout tenter. L'empereur se portant devant sa Garde, ordonne à trois compagnies du 2« régiment des chasseurs à pied de marcher en avant, pour éclairer le mouvement et pénétrer dans le bois,

Cambronne les commande, on le sait, depuis le 13 septembre précédent.

— N'oubliez pas, dit alors l'empereur, que sous Louis XIV les Gardes-Françaises ont été battues à cette place. C'est à nous qu'il appartient de les venger.

En même temps, il donne ses ordres à Drouot.

Guidées par leur colonel Cambronne et leur lieutenant-

colonel Teissière, les trois compagnies de chasseurs s'engagent en tirailleurs dans le bois que défeodeirt quatre bataillons bavarois. La fusillade s'engage aussitôt, les balles sifflent à travers les branches. Etonnés de ce mouvement imprévu, trois de ces bataillons battent en retraite, tandis que le quatrième se laisse dépasser et menace les derrières de notre petite troupe. Canibronne songe à le tourner et emmène cent hommes ; mais, sana demander son reste, ce bataillon prend la lui te comme les trois autres.

Il ne faut pas qu'une aussi belle proie nous échappe. Gambronne se précipite à sa poursuite, quand à dix pas des fuyards, il s'aperçoit que trois chasseurs seulement ont pu le suivre. Il ne s'émeut pas pour si peu et tandis qu'un de ses compagnons, le caporal Paroume, s'empare du fanion d'un guide, Gambronne crie à l'ennemi de se rendre (1). Les bavarois hésitent, leurs officiers cherchent à coups de plat de sabre à les retenir, mais finalement ils quittent le bois en déband'ade et ne se sentent à l'abri des chasseurs qu'une fois hors de la lisière de la forêt, sous la protection d'une formidable infanterie.

Quarante mille Bavarois sont là, protégés par quatrevingts bouches à feu.

Gambronne prend alors la tête du mouvement, et débouche dans la plaine, avec ses intrépides soldats^ la baïonnette au bout du fusil. Au milieu de la finnée, Fenrnemi ignore à quelles forces il a affaire. N'est-ce pas l'armée française tout entière qui s'avance ? ea toui

(1) Le iu)m de Paroume est cité dans les Victoires et Canqittéies (tome XXVI*) comme celui d'un des trois soldats avec lesquels Gambronne somma Tennemi de se rendre.

cas, ce sont les bonnets à poil bien connus de la Vieille Garde.

Les trois compagnies se déploient, mais comme Gambronne en parcourt le front, il est démonté par un boulet et se trouve engagé sous son cheval. Un de ses ofliciers, le capitaine Barbier, accourt à son aide et le relève, mais cette chute n'a pas laissé que de produire une forte contusion. Cambronne, giomentanément hors de combat, laisse le commandement au lieutenant-colonel Teissère qui fit pendant cette journée des prodiges de valeur.

Mais déjà la bataille se dessine avantageusement pour nous. Drouot accourt avec son artillerie et, bientôt soutenu par les chasseurs de la Vieille Garde, il parvient à éloigner la cavalerie bavaroise qui menaçait ses canonniers. On connaît Tissue de cette bataille qui, de Tavis même de Tempereur, fut moins une victoire qu'une trouée sanglante. L'ennemi comptait de dix à onze mille hommes tués ou blessés, nous en avions trois mille de notre côté, mais la route vers le Rhin se trouvait dégagée et le 7 novembre, l'empereur arrivait à Paris.

Quelques jours après, il appelait enfin Cambronne au commandement d'un régiment, en le nommant par décret du 20 novembre 1813, général de brigade-major du !«' régiment de chasseurs à pied de la Vieille Garde (1). C'est désormais avec ce titre bien mérité qu'il défendra le territoire contre l'invasion étrangère.

(1) Voir anx annexes le texte du décret qui fig:ure snx Archives Nationales A F IV 828, plaquette 6646.

Page 1