‹ CambronneChapitre 36 sur 73 · PRÉFECTURE DE LA LOIRE-INFÉRIEURE · texte numérisé non relu

PRÉFECTURE DE LA LOIRE-INFÉRIEURE

Nantes, le 3 juin I8i6.

A Son Excellence, Monsieur le Ministre de la Police générale.

Monseigneur,

D'après les rapports fréquens que je reçois sur la conduite que tient dans ce pays, le général Cambronne, et notamment d*après celui que j'ai reçu ce matin même, il me parait que les renseignemens qui ont été transmis à Votre Excellence sur cet officier, ne sont pas entièrement exacts.

Le général Cambronne s'est effectivement montré en uniforme dans la commune de Saint-Sébastien où il réside, mais il n'a jamais paru ainsi à Nantes où il vient très rarement. On Ta néanmoins engagé à ne pas porter cet habit dans le canton qu'il habite. II vit fort retiré, et quoiqu'il eût été sans doute désirable qu'on lui eût assigné une autre résidence que celle de son propre pays où il se trouve le point de ralliement naturel des malveillans, il est vrai de dire cependant qu'il n'a donné lieu jusqu'ici à aucun soupçon fondé.

Au reste, Monseigneur, j'aurai soin de suivre les instructions

qui terminent la lettre de Votre Excellence.

Je suis avec respect, etc.

Le Préfet, Comte de Brosses.

Nantes, le 4 juin 1816.

A Sou Excellence, Monseigneur le Ministre de la Police générale,

MONSEIGNEL'R,

J'ai eu l'honneur d'écrire plusieurs fois à Votre Excellence au sujet du général Cambronne, pour la prévenir des inquiétudes que me donnoil dans une ville où il y a un grand nombre de fédérés, la présence d'un général qui s'est rendu célèbre par son attachement à l'usurpateur.

Je dois lui rendre cette justice que, quoique les malveillans le regardent comme un point de ralliement, il paroit cependant no s'y pas prêter, et que sa conduite jusqu'à présent a été assez réservée.

Un autre motif me fait parler aujourd'hui à Votre Excellence,

les habitans des campagnes ont vu avec peine revenir au milieu d*eux ce général acquitté conrnie étranger, et peut-être ses jours ne sont pas en sûreté, du moins c'est ce ^ue m'apprennent des rapports secrets. Je prie cependant Votre Excellence de croire que je ferai tout ce qui dépendra de moi pour protéger sa vie.

J'ai l'honneur d'être avec respect, etc

Le vicomte de Gardaillac.

La réponse du ministre ne se fit pas attendre :

40 juin 1816.

Au Commissaire de police à Nantes,

J'ai reçu, Monsieur, la lettre dans laquelle vous m'entretenez du général Cambronne, et j'espère que sa conduite réservée ne se démentira pas ; mais je suis loin de partager les craintes que vous me manifestez pour sa vie ; vous ne les motivez en aucune manière. Les habitans de la campagne ont pu le voir avec quelque peine revenir au milieu d'eux, mais il y a loin de là à des projets d'assassinat, des provocations ont-elles été faites ? Avez- vous été averti par des menaces ou par cette espèce d'agitation sourde qui précède toujours les excès de cotte nature ? non, sans doute^ vous m'en auriez parlé.

Je compte assez, Monsieur, sur votre prudence et sur votre fermeté pour croire la vie du général Cambronne très en sûreté, et je suis persuadé qu'aucun attentat de ce genre surtout lorsque vous l'aurez prévu, ne sera commis par des royalistes dans le déparlement où vous êtes appelé à exercer votre surveillance.

M. de Gardaillac se le tint pour dit et à compter de cette date, nous ne retrouvons plus de rapport de lui contre Cambronne qui songeait à se faire restituer son traitement de général. Il le réclama, quelques jours après son retour, par la lettre suivante (4) :

(1) Cette lettre figure dans le Cabinet historique (tome VIII, année 1862.)

A Son Excellence, Monseigneur le duc de Feltre, Ministre de

la Guerre.

Monseigneur^

J'ai l'honneur d'exposer à Voire Excellence, que j'aurais droit de réclamer do sa justice : 1' 3,000 fr. qui me sont dus pour le deuxième semestre de l'an 1814 et toute Pannée 1815^ comme commandant de la légion d'honneur ; 2« 2,000 fr. pour entrée en campagne, 1 4,600 fr. dont vous avez les pièces en vos bureaux pour les indemnités en Espagne et 50,000 fr. par suite du traité de Fontainebleau. Mais mon devoir bien sincère étant do convaincre Sa Majesté de la franchise de ma soumission et de la sincérité de mon dévouement ; bien déterminé d'ailleurs à diminuer et à réparer par tous les moyens qui sont en mon pouvoir les malheurs de ma patrie et mes erreurs passées, j'ai l'honneur de vous supplier très humblement do faire agréer à Sa Majesté., ma renonciation bien formelle à tous mes droits à ces diverses sommes.

Ce serait pour moi un grand bonheur que de pouvoir joindre à co sacrifice, celui du traitement que je sollicite de Votre Excellence, par une autre lettre de ce jour. Je n'ai jamais spéculé sur mes services et je me féliciterais de pouvoir renoncer à toute récompense ; mais le délabrement de la fortune de ma famille par les événements do la révolution me contraint à solliciter le nécessaire; et comme je le trouverai dans le traitement que j'attends de votre justice, je renonce bien volontiers à tous autres avantages.

J'ai l'honneur d*é:re, avec le plus profond respect, de Votre Excellence, le très humble et obéissant serviteur.

Le baron Cambroxne, Maréchal de camp.

A Saint-Sébastien, près Nantes, le 20 juin 1816.

Mais Cambronne n'obtenait pas aisément ce qu'il réclamait ; il y avait toujours en haut lieu, dans les bureaux du ministère de la guerre, des royalistes ardents qui machinaient toutes sortes de manœuvres contre les généraux de l'empire, tant et si bien qu'à leur suggestion, le

gouvernement se posa môme la question de savoir si Cambronne n'avait pas perdu la qualité de français comme il Pavait fait ou laissé plaider. Le ministre de la guerre consulta le ministre de la justice et il ne fallut rien moins qu'une réponse catégorique de ce dernier pour que le héros de Waterloo ne fût pas traité comme le dernier des cosaques, de ceux-là mêmes contre qui il avait en 1814 défendu les portes de Paris. Voici cette lettre (1) :

Paris, le 3 décembre 1816.

Monsieur le Maréchal, par la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrira le 18 octobre, vous m'avez consulté sur la question de savoir si M. le baron Cambronne qui a été absous p^r jugemont d'un conseil de guerre de la prévention d'avoir attaqué la Franco à main armée, doit étro considéré comme Français, ou s'il n'est pas censé avoir perdu cette qualité par suite du sys' téme do défense qu'il a adopté devpnt ce conseil de guerre.

Dans l'état de notre législation, la qualité de citoyen français ne se perd que dans les cas prévus par les articles 17 et 21 du Code civil on par une condamnation à une peine allliclivc ou infamante. Le système de défense qu'a embrassé le général Cambronne no peut pas le placer dans la première do ces catégories, attendu que, d'après le traité do Fontainebleau du 11 avril IHli, dont je joins ici un extrait, il ne peut pas être considéré comme a\ant accepté des fonctions à l'étranger sans autorisation, et qu'il pouvait rentrer en France dans le terme de t{ ans. Il me paraît donc évident quo ce général n'a pas perdu sa qualité do français.

Recevez, Monsieur le Maréchal, l'assurance, etc.

Le Chancelier de France, chargé du Portefeuille

du Ministère de la Justice,

Dambray.

Cette consultation catégorique mit fin à l'incertitude qui pesait sur Cambronne lequel obtint, dès la lin de l'année,

(i) Archives du ministère de la guerre.

le reDonvelleraent de son brevet de commandeur de la Légion d'honneur. Il en fait part, peu de temps après, à un de ses amis, le chevalier Denelle, dans une lettre où percent ses véritables sentiments sur la Restaurati<MU Elle est également intéressante par les renseignements qu'elle contient sur quelques-uns des compagnons d'armes du général (1). La voici tout entière :

A Monsieur lo chevalier Donelle, propriétaire au mas d'Agcnais, département de Lotk et-Garonne, par Bordeaux et Tonneins.

Mon cher Denelle, (2)

Je vous suis reconnaissant de Tempressement que vous renouYellez à apprendre de mes nouvelles, mais comme je sais que vous vous intéressez réellement à moi, j'attendois la décision de mes affaires pour vous en informer : n'étant pas terminée, je ne vous dirai que où j'en suis.

S. M. m'a fait donner mon brevet de commandeur de la légion, en jouissant de tout ce qui est accordé à ce titre ; on m'y porte avec la dénomination de maréchal de camp et le titre de baron : j'ai donc l'espoir qu'au !•' jour on m'accordera ma pension de retraite, que mes blessures m'authorisent à réclamer ; plus les lettres de baron auxquelles je tiens peu, vous savez comme j'ai toujours pensé à ce sujet, si l'orgueil des anciens n'avoit pas l'air do discuter en paroles en mon absence ce que j'ai gagné à mon corps défendant et pour l'honneur de la patrie. Enfin, n'importe, comme ils voudront me voir, ils savent bien que je ne les crains pas et qu'ils me trouveront toujours prêt à leur répondre.

Quand mes affaires seront achevées, j'aurai le plaisir de vous en faire part. Je vous remercie de vos offres honnêtes pour

(1) Cette lettre inédite fait partie de la collection de M. Lolz-Brissonneau, de Nantes, qui a bien voulu nous la communiquer.

(2) DENELLE, destinataire de cette lettre, était un ancien lieutenant du 26« d'infanterie légère, fait chevalier de la légion d'honneur le 14 avril 1807 au camp impérial de Finkenstein {Moniteur du t6 mai).

avoir le plaisir d'aller vous voir, croyez qu'il m'est impossible dans ce moment de le faire. Faites agréer à votre dame ma reconnaissance de ce qu'elle veuille bien me permettre d'avoir rhonneur de faire sa connaissance. Il faut toutes les raisons que j'ai pour rester où je suis qui puisse m'empôcher de me rendre à d'aussi agréables et honétes invitations. Soyez donc mon interprète prés M^e votre épouse et soyez persuadés que nôtre ancienne amitié existe entre nous avec le plaisir que nous goûtions lorsque nous jouissions d'être ensemble.

Comme vous paraissez vouloir des nouvelles de nos anciens camarades, je vais entrer dans ce que je crois en connoître, sans bien vous assurer du tout :

Robert est maréchal de camp demeurant à Paris, je le crois à la 1/2 solde (1), Lenchantin est mort (2), Menu (3) est colonel, retiré chez lui, en retraite ou 1/2 solde, il avait été maréchal de camp, mais sa nomination annulée ; Kell est colonel à 1/2 solde, Guillemain, major à demi-solde (4) ; il est devenu son

(1) ROBERT (Simon, baron) né en 1762 à Ncvers, mort à Paris en 1827, avait connu Cambronne, quand il avait passé comme capitaine le 5 thermidor an IV dans la 2« légion des Francs devenue depuis la 46* demi-brigade. Promu chef de bataillon le l*"" vendémiaire an V, Robert se distingua à la bataille de Paradis (Suisse). Tour à tour major du 36« de ligne (an XII), colonel de la G* demi-brigade provisoire (1809), baron de l'empire (1810), maréchal de camp (1814), Robert fut mis en d^mi-solde le l^'* août 1815 et admis à la retraite le 21 octobre 1818.

Il avait signé, au retour de l'ile d'Elbe, une adresse de fidélité à l'empereur (Moniteur du 25 avril 1815). La seconde Restauration le disgracia.

(2) LENCHANTIN, ancien colonel du 46« de ligne où il fut remplacé par Latrille, avait été nommé général de brigade le l*»" février 1805 {Moniteur du 13 pluviôse an 13).

(3) MENU, colonel en 1815, avait été chef de bataillon, puis major du 46» de ligne, l'ancien régiment de Cambronne (Moniteur du ^ avril 1807 et du 28 janvier 1815).

(4) Le major GUILLEMALN fut à côté du prince d'Ekmuhl un des signataires d'une violente protestation datée du camp de la Villette, le 30 juin 1813 et dirigée contre les Bourbons (Moniteur du 2 juillet 1815). La Chambre des représentants en avait voté l'impression à 20,000 exemplaires.

neveu envers et contre tous, enûn ilajoliofemmeetdes enfants, il demeure à Paris à 4/2 solde. Dutrieu étoit chez lui, il y a deux ans, il était chef de bataillon. Levasseur étoit revenu du Sénégal, je le vis à Paris, on le disait riche, mais il étoit lancé dans les coquines, je crois bien qu'il se sera ruiné, malgré tous les conseils que je lui ai donné pr ne pas le faire.

Leroy est en Normandie retiré, marié et à son aise (i).

Innocent Bonnefoy étoit le seul restant au régiment à la blï« de Waterloo ; il étoit chef de bataillon, il devoit se marrier à Amiens ou Arras, mais quelques ennemis dirent à sa prétendue belle-mère qu'il étoit impuissant; défendant sa fille, malgré tous les certificats de chirurgien, il n'a pu obtenir l'objet de sa flame, et il est sûrement à 1/2 solde chez lui. Renaud est en retraite, Audebault est délivré, je le vis bourgeois à Paris il y a deux ans i/2 ; ^Murot est marchand de vin, il paraissoil à son aise.

Voilà, mon cher Denelle, tous les vivants que je connois ; prisonnier en Angleterre, j'étois avec 20 officiers du 46« qui m'ont instruit do quelques-uns do ces détails.

Faites agréer mes respects à Madame et croyez-moi poui* la vie Votre ami.

Le 16 mars. Le baron Cambronnk.

Le vrai ami Gerodias étoit il y a trois ans et demi adjudantmajor des marins de la garde, nous étions souvent ensemble, presque tous les jours ; je le crois à la 1/2 solde à Nanci ou Paris peut-être à Brest, cai» il est amphibie, tantôt marin, tantôt cauoiiier-niarin, autrefois fantassin, souvent il m'a parlé de vous (2).

Le temps s'écoulait ainsi quand Cambronne résolut ua jour, au commencement de l'été 1817, à aller à Noyon où

[{) LEROY François) né le 15 août 1169, le m^me jour que l'empereur, à Beuzeville (Eure), mort le 28 décembre 1838, passa comme sous-lieutenant le l*** brumaire an V à la .4G« demi-brigade, se trouva A Zurich, à Engen, à HochsUedl, a Hohenllnden. Il prit sa sa retraite le l^"" juillet l8io.

[2} GEKODIAS (Joseph) lieutenant de vaisseau, officier de la Légion d'Iionneur, rhevalier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis [Moniteur du 18 mars 1806 et du 25 septembre 1814).

l'appelaient des affaires de famille et d'intérôt et il demanda au maire de Saint-Sébastien, un passe-port pour cette ville. Le maire écrit au préfet, le préfet écrit le 20 juin au ministre une lettre dont voici un passage : (1)

Je n*ai pas cru moi-môme devoir autoriser la délivrance de ce passe-port avant d*avoir pris les ordres de Votre Excellence à cet égard, en raison de la position particulière où se trouve le sieur Cambronne, quoique sa conduite n'ait donné lieu à aucun reproche, depuis qu'il habite la commune de Saint-Sébastien. U vit à la campagne avec sa mère, reçoit fort peu de monde et se montre très réservé dans ses propos.

Le ministre répondit par la lettre suivante :

Paris, le 25 juin i817.

M. le préfet du département de la Loire-Inférieure,

Je ne vois point d'inconvénient, Monsieur, à ce qu'un passeport soit délivré pour Noyon (Oise) à M. le Général Cambronne dont la conduite soumise à votre surveillance pendant son séjour à Saint-Sébastien, ne vous a rien offert de repréhcnsible. Je préviens M. le préfet de l'Oise do sa prochaine arrivée dans ce déparlement, on lui adressant les mômes instructions que vous aviez revues de moi à son égard.

Recevez, Monsieur le préfet, etc.

Pour le ministre secrétaire d'Etat au département do la police générale et par son ordre.

Le MaUre des requêtes, secrétaire générât du ministère^

MiRBEL.

Ainsi, le préfet de la Loire-Inférieure avait précédemment reçu des instructions relatives à Cambronne (elles n'ont point été conservées aux archives du département) et le préfet de TOise allait recevoir les mêmes. Les voici

(1) Archives départementales de la Loire- Inférieure. Dossier des suspects sous la Restauration : Cambronne.

en effet telles qu'elles figurent aux archives de l'Oise (série M. Police générale et administrative) où nous ayons eu la bonne fortune de les retrouver :

Paris, le 27 juin 1817.

M. le Préfet du département de TOise,

Je viens, Monsieur, d'autoriser Monsieur votre collègue de la Loire-Inférieuro, à faire délivrer au général Cambronne domicilié à Saint-Sébastien, dans son déparlement, un passe-port pour Noyon, où il est appelé par des affaires personnelles. Vous jugerez que la position de cet officier général réclame de votre part une attention suivie, sans être ostensible, sur ses démarches et ses relations. Sa conduite à Saint-Sébastien, où il est ^etiré depuis plus d'un an, n'a rien offert do repréhensible. Vous me rendrez compte du résultat de vos observations s'il y a lieu.

Recevez, Monsieur lo Préfet, etc.

Le Maître des requêtes, secrétaire général du Ministère,

MiRBEL.

Comme de juste, le préfet de TOise envoya très confidentiellement copie de cette lettre au capitaine de gendarmerie de Beauvais, avec mission de la recommander au brigadier de Noyon qui devait à son tour faire toutes les semaines un rapport particulier :

Confidentielle.

— Le 30 juin 1817.

A Monsieur le Capitaine de gendarmerie à Beauvais.

M. le Capitaine,

Je vous transmets ci-joint la copie d'une lettre de Son Excellence le ministre de la police relative à la surveillance secrète dont le général Cambronne doit être l'objet à Noyon, où il transfère son domicile. Vous sentez que cette communication est très confidentielle. Vous voudrez bien donner des ordres très précis, pour que ce général soit très étroitement surveillé, quoique d'une

manière non ostensible, et vous vous ferez rendre compte chaqae semaine de ses démarches, de ses liaisons et de Tensemble de sa conduite. Vous aurez soin de m*envoyer le rapport particulier qui devra vous être adressé à cet égard.

Recevez, etc. *

L'accusé de réception du capitaine de gendarmerie de l'Oise, M. Paal, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de la légion d'honneur à M. le comte de Germiny, préfet de l'Oise, mérite d'être signalé :

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