I. Que Spiess oppose au demi-monde de « l'autre monde
C'est peut-être un trop haut idéal pour nos forces mesurées, mais l'Idéal resterait-il ridéal s'il était possible d'y atteindre ? C'est un ange inaccessible dont flamboient les ailes à l'horizon illimité de l'Espoir. Qu'importe que nous éprouvions seulement ses tièdes effluves sans nous embraser jamais à la flamme de ses ailes divines, qu'importe, puisqu'à l'appel de l'étreinte impossible nous aurons grandi en vertu, et fleuri l'ultime corolle de notre Beauté,
Nous voulons vivre, dit Nietzsche, au-dessus des impurs comme les vents forts, voisins des aigles, voisins de la neige, voisins du soleil, ainsi vivent les vents Jorts (i).
En 191 o, Spiess entre en contact avec la conception ethnique et philosophique du fils de roi de Gobineau et du surhomme de Nietzsche, qu'il conçoit comme VJoomme normal, qui est le Troisième Sexe fort, unique et platonique, du Mythe-âme-vie-Androgyne, de Narcisse, l'enfant sain (génie), le Père, le Fils de l'homme, ou de l'homme normal,