‹ Camille SpiessChapitre 12 sur 43 · Paris, chez Grasset · texte numérisé non relu

Paris, chez Grasset

rable du Génie pérennel, ces pages sont un cantique de fervent amour, un hosannah de gloire à l'Esprit géant qui voulut donner aux hommes le sens des Valeurs héroïques sur terre.

f estime surtout l œuvre de Niet:(sebe, dit Spiess, comme celle d'un homme qui est resté absolument lui-même, qui a parcouru les chemins solitaires, où l'on ne rencontre PERSONNE. Et il ajoute: Toute la psychologie nietzschéenne est la science de l'être éternel qui anéantit l'être^/ qui crée l'être inexistant (Troisième Sexe).

Voilà, synthétiquement exprimé, tout Vimmoraîisme nietzschéen, négateur des Lois, du Droit, de la Morale, de Dieu, des Patries ; voilà la formule de la « Sagesse aryenne, uranienne, dionysienne, nietzschéenne et surchrétienne v>, voilà le Troisième Sexe de Camille Spiess.

Et je ne voudrais pas quitter cet ouvrage, capital à qui veut pénétrer la pensée philosophique de l'auteur de Zarathoustra, sans y puiser quelques citations de son disciple

passionné, citations où dansent des étincellements de soleil, où galope l'exubérance de petits satyres en la musique fauve de l'âme* en l'ivresse dionysiaque des Printemps éternels :

Cest en identifiant la vie avec la mort que Nietzsche regarde chanter le Printemps éternel, qui est la grande lutte inconsciente de VÂmour, et il se transperce le cœur luimême, pour devenir immortel!

Ce qu'il veut, malgré tout, c'est faire triompher la musique éternelle de Vâme diorivsienne, et c'est pourquoi il dirige un chœur de petits satyres jouant de la flûte en plein soleil.

Son enthousiasme dionysien est une lutte qui tue; il est V Homme fort y ivre de liberté, d'énergie créatrice, de vie et de beauté ; il est l'enthousiasme des larmes et de la danse; il est le Rire d'une fille, qui est un petit garçon, et qui vole en frémissant comme une

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