Carlyle, Early Letters
Ï2 CAMILLE SPIESS
Comme le prince Myschkine (i), parce qiril ne craint pas le ridicule de la franchise, il émet de rudes vérités. Il ne connaît pas le mensonge des bienséances traditionnelles qui fleurit, d'un sourire, la duplicité du cœur.
Tel enfant, tel homme. Il s'est développé en ligne droite, et, comme le dit Coquelin de Sully Prudhomme, la vie Va agrandit sans le changer (2).
Spiess ne se soucie aucunement de plaire. Sa seule passion est la dilection de soi-même. Son verbe, j'oserai dire échevelé, malgré qu'en soit audacieuse l'image (pas plus audacieuse, toutefois, que maintes de ses tournures syntaxiques ou grammaticales) me fait songer au dandysme de Baudelaire, aux excentricités somptuaires du génial auteur des Fleurs du Mal.k son « plaisir aristocratique de déplaire ».
Son dandysme poétique et aristocratique est la noble indépendance de l'individualisme aryen ou Vimmoralisme nietzschéen de la Volonté de Puissance.