DE M. EMILE YUNG
Ce qu'il y a de certain, selon M. Spiess, c'est qu'il existe un parallélisme constant entre l'esprit et la matière ; il semble donc qu'il accepte la thèse fondamentale des parallélistes, ce qui ne l'empêche pas, un peu plus loin, de qualifier de honteuse la théorie du parallélisme psycho-physique.
Alors on se demande quelle doctrine pourra
bien satisfaire l'esprit chercheur de ce jeune savant? Après tout, les apparentes contradictions contenues dans sa brochure sont peut-être davantage dans les termes qu'il emploie que dans sa pensée, auquel cas il nous aurait démontré une fois de plus combien il est urgent que le vocabulaire philosophique devienne plus clair et plus précis qu'il ne l'est. M. Spiess, formé à l'exactitude de ses recherches de laboratoire, ne nous contredira pas sur ce dernier point et ce sera aussi sans doute l'avis de ceux qui auront lu l'étude très condensée qu'il vient de faire paraître.
{Journal de Genève, octobre 1906).