I. Zarathoustra, p
a. L'IIérédo.
en combat l'un contre l'autre : le moi qui est le fait des hérédismes et le soi qui est l'essence de la personnalité dégagée des hérédismes et que, dans le drame intérieur, la victoire du soi sur le moi crée l'Harmonie, legénie, le héros, le modèle vers lequel nous devons tendre.
A un autre point de vue la pensée de Spiess se confond avec celle de Léon Daudet, du fait que tous deux voient leur héros, dans notre humanité, le mieux représenté par le jeune homme ingénu, le jeune homme avant la puberté, avant que l'instinct sexuel ne se soit mis en travers de sa route.
Connaissez-vous la saisissante image de Stuck représentant un petit garçon jouant avidement de la flûte de Pan à côté d'un faune qui se tord de rire ? Voilà la plus frappante image de l'être dionysien qui éclate de rire en contemplant celui qui lui ressemble le plus !
Schopenhauer lui-même a donné également du génie une conception analogue. « Fort romantique <\ également et tendant ci présenter legénie comme « proche de l'Inconscient, » dit M. Ernest Seillière (i), « est l'assimilation schopenhauerienne « de l'enfant à l'homme de génie, sous prétexte « qu'avant la puberté, la Volonté-Instinct fait si- « lence dans l'âme enfantine, y laissant la prépon-