‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 104 sur 240 · Ch. X, 8t. 5?. 3. Cb. X, 8t · texte numérisé non relu

Ch. X, 8t. 5?. 3. Cb. X, 8t

dans les esprits. Le souvenir de ses anciens exploits, son désintéressement et son amour de la justice, dont il donnait chaque jour de nouvelles preuves, lui méritaient le respect général.

Après qu'il eut rétabli la tranquillité dans Gochin, il «nvoj'a Jérôme de Souza croiser sur les côtes de Mala- ])ar avec Georges Tello, et ce<9 deux lieutenants s'acquittèrent de leur mission avec tant de succès que les Gali- «atiens n'osaient plus se présenter en armes devant les Portugais. Lui-même avait résolu d'aller à Galicut. Sa vieillesse et ses infirmités ne le lui permirent pas. Son mal empirant beaucoup, il se vit bientôt dans la nécessité de charger Sampayo de l'expédition des affaires. II réunit alors ses officiers et leur ordonna de déférer, après sa mort, aux ordres de celui qu'il mettait à leur tète jusqu'à l'ouverture des lettres royales nommant son suc* oesseur. Tous lui promirent de se conformer à cette volonté, et, dès ce moment, il ne songea plus qu'à la mort. II expira le 34 décembre 1524 ^. Jamais homme n'avait joint ensemble plus de probité, de courage, de générosité et de justice : il avait la simplicité des anciens héros dans le commerce de la société et leur intrépidité dans les périls.

Dès qu'on eut rendu les derniers devoirs à Gama, Sampayo assembla tous les officiers portugais dans la grande église de Gochin, et les lettres de succession furent ouvertes. Jean III y avait désigné pour vice-roi Henri de Menezès, à qui Gama, précédemment, avait donné le gouvernement de Goa. C'était un homme de courage et d'expérience : on avait lieu d^espérer que son gouveme- Hient serait utile et glorieux. Sampayo lui envoya sans retard avis de son élévation et, jusqu'à son arrivée, maintint la tranquillité à Gochin.

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