‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 126 sur 240 · CHANT SECOND · texte numérisé non relu

CHANT SECOND

L'astre brillant qui, dans sa course éthérée, va mesurant les nuits et les jours, dérobait déjà sa lumière aux mortels. Vesper ouvrait devant lui les portes mystérieuses du palais de Téthys, quand la flotte lusitanienne, à peine arrêtée sur ses ancres, reçut les envoyés de Mombaze.

Le chef des infidèles, ministre et confident des trahisons de son maître, adresse ces paroles à Gama: «Vaila lant capitaine, illustre navigateur, le roi de Mombaze « se réjouit de ton arrivée dans ses États. Il est impatient « de voir de près le vainqueur des flots et de s^unir à « toi par les saints nœuds de Thospitalité.

« Tu n*es pas inconnu dans ces lieux : le bruit de tes (c exploits t*a précédé parmi nous. Entre sans crainte « avec ta flotte ^. Les fatigues d'un long voyage ont c( affaibli tes compagnons ; qu'il leur soit permis de ré- « parer leurs forces et de goûter un repos que réclame « la nature.

« Vas-tu chercher les riches productions de l'Orient, « l'odorante cannelle, le girofle parfumé, le poivre brû-

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