‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 13 sur 240 · Nicéron. Mémoires, t. XXXVII · texte numérisé non relu

Nicéron. Mémoires, t. XXXVII

2. Camoens, au X« chant des Lusiades^ rappelle cet événement dans une apostrophe au fleuve Mécom : a Fleuve secourable ! un Jour tes bords hospitaliers sauveront du naufrage un poétique trésor , delà

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fortune qu'il avait laborieusement acquise fut complètement perdue.

En attendant une occasion favorable pour retourner à Goa, il profita de Thospitalité qui lui fut offerte par les Chinois établis sur les bords du fleuve. Ce fut là, selon toute probabilité, qu'il composa les redondilhaSj où il paraphrase admirablement le fameux psaume des filles de Sion en exil : Super flumina Babylonis, et auxquelles Lope de Yega, dans le prologue du poème de saint Isidore, ne craint pas d'accorder Tépithète de merveilleuses. Il ne fut de retour dans la capitale des Indes qu'au commencement de l'année 1S61 .

Il reçut du vice-roi l'accueil bienveillant qu'il espérait. Il lui en témoigna peu après sa reconnaissance en lui adressant les stances lien connues

Gomo DOS vossos hombros taô constantes,...

qui commencent par une imitation évidente de l'épltre dédiée par Horace à Auguste,

Quum lot sustineas et tanta negotia solus*.

Dans ce morceau, il célèbre la prise récente de Damâo,

trempé de l'onde amère ; seul débris échappé aui écueils d*un océan

perfide, aux tempêtes, aux dangers sans nombre, à toutes les misères

qui accableront cet exilé dont la lyre harmonieuse aura plus de gloire

que de bonheur ! •

Este receberà placido e brando.

No seu regaço, os cantos, que molhados

Vem do naufragio triste, e miserando,

Dos procellosos baixos escapados ;

Das (omes, dos peri((Os grandes, quando

Sera 0 injusto mando execntado

Maqnelle, cuja lyra sonorosa

Sera mais affamada que ditosa.

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