Ép. Il, I
VIE DE CÂM0BM8. 25
loue dom Constantino d'avoir réprimé les désordres qui s'étaient introduits dans Tannée non moins que dans la ville, et tout en faisant Féloge de son bienfaiteur, il rappelle brièvement les abus du gouvernement précédent et leur funeste influence sur la conduite du peuple indiscipliné de Goa '. Telle est la seule vengeance qu'il tire de ses ennemis, et encore a-t-il la générosité de ne prononcer aucun nom, pas même celui de Francisco Barreto. Quant aux louanges qu'il décerne à dom Constantino, elles sont discrètes, et l'histoire d'ailleurs, dans son jugement impartial, les a confirmées.
Sous la haute protection dont il se sentait honoré, Camoens vécut quelque te0i|s à peu près heureux. La douleur qu'il avait ressenHe de la perte de sa maltresse, s'amortissait peu à peu ; il revoyait de nombreux amis ', et, dans leur société, il retrouvait sa bonne humeur et la gaieté naturelle de son caractère. Nous devons remarquer à ce propos que, si ses poésies sont pour la plupart mélancoliques, la tristesse qu'elles expriment, tint beaucoup moins à son tempérament