‹ CAMOENS ET LES LUSIADESChapitre 158 sur 240 · Et jam nox humida cœlo · texte numérisé non relu

Et jam nox humida cœlo

PriBcipilal, suadenlque cadentia aidera somnos.

(Virg., ÉnéUe, 11, v. 9.)

2. On peut comparer à cette apparition du Gange et de l'Indus celle du Tibre, dan* le VllK livre de VÉnéide,

Huic deus ipse loci, flutio Tiberinui amœiio,

LES LUSIADES. CH. IV (St. 71-73). 447

« de plantes inconnues à TEurope. L'un d'eux paraissait « plus fatigué que Tautre. A Tonde encore agitée qui « tombait de sa chevelure, on voyait qu'il était parti de « plus loin que son compagnon, et que, pour l'atteindre, « il avait précipité sa course. Tel, du sein de l'Arcadie, « Alphée va chercher aux plaines d'finna les flots ca- « ressauts d'Aréthuse.

« Un air d'autorité respirait sur son front. Il s'arrête « et d'une voix majestueuse : 0 toi, s'écrie-t-il, à qui le « ciel a destiné l'empire de l'Orient, ton règne est arrivé. « Bientôt nous courberons devant toi ce front qui n'a « jamais fléchi sous le joug. Ordonne à tes guerriers de « venir recevoir nos tributs.

« Je suis le Gange : mon berceau touche au ciel ; il fut « celui du premier homme. Ce vieillard qui m'accom- « pagne est l'indus, le roi des fleuves. Son trône est assis M sur ces monts sourcilleux que tu aperçois dans l'éloi- « gnement. La conquête de nos rivages te coûtera de (( longs efforts, de terribles combats ; mais arme- toi de « constance , et d'incroyables victoires te soumettront « tous ces peuples qui sont devant tes yeux.

« Il dit, et disparait ; Tlndus disparait avec lui. Emma- « nuel se réveille * et mille idées confuses se pressent dans « son esprit. Mais déjà la Nuit avait replié ses voiles ; « l'Aurore semait de roses' l'azur des cieux, tout l'orient « se couvrait d'un manteau d'or.

Populeai ioter senior se attollere fronies Visus : eom teouis glauco telabat amictn Carbaaos, et crioes umbrosa tegebat amndo.

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