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456 LES LUSIABBS. CH. VI (St. 8).
tout fléchit ^ Désespéré il descend sur la terre', pénètre au sein des royaumes humides, et se rend au palais du dieu qui tient le sceptre des mers.
Dans les secrets abîmes où la nature a caché le berceau d'Amphitrite, dans ces goufl'res profonds d'où s'élancent les vagues quand les vents' les appellent, réside
1. Bacelms sait que le ciel a décidé la vicloirc de Gama et quHl ne pourra empêcher la destinée du héros de s'accomplir ; mais il peai retarder son triomphe et tenter de nouveaux efforts contre lui. Junon, dans VÉnéidv, se trouve absolument dans le môme cas :
Non dabitur regnis (estot) prohibere Latiuis, Atque immota manet fatii Lavinia coujoi : At trahere, atque moras taiitis licet addere rébus. ' (Virg;., Enéide, VII, t. 313-315.)
Dans Homère également, Neptune sait qu^Uljrsse arrivera nécessairement au terme de ses maux, mais il fait en sorte de les aggraver et de les prolonger le plus possible : « Eh quoi ! s'écrie-t-il^ il touche presque au pays des Phéaciens, où le destin veut qu'il trouve on terme aux maux qui le poursuivent ; mais je prétends le faire souffrir encore comme il Taut. »
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{Odyssée, V, ▼. Î88-290).
Alors il bouleverse la mer, jette Ulysse hors de son radeau, et, lorsqu'il le voit, au milieu des flots, nageant à Taide d*une poutre, il secoue la tête et dit en son cœur : « Erre ainsi maintenant sur les flols, après avoir enduré mille maux, jusqu'à ce que tu arrives clies les hommes, nourrissons de Jupiter. Tu ne te plaindras pas, je pense, de n*avoir pas assez souffert. »
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(/rf., V. 377-379.)