Sémélé, fille de Cadmus, était mère de Bacchus
Sed proies Semeiœ Bacchus
(TiJ)ulle. III, 4-45.)
2. Duperron de Castéra dit en parlant de Sémiramis : « Ses qualités héroïques relevèrent au-dessus des plus frrands hommes; aes ▼ices rabaissèrent au-dessous des femmes les plus dégradées. •
3. Ce sont les drapeaux. d*Ale\andre. Sleidan, auteur allemand . qui, du temps de Camoens, a écrit la vie de Charles-Quint, sous le
titre de Commeiitnires sur Véial de la religion el de la république^ a fait un livre intitulé : Des Quatre Monarchies^ la première, des Baby^ Ioniens^ la deuxième, des Perses^ la troisième, des Macédoniens, et la quatrième, des Homains. (M.)
4. Alexandre, fils de Philippe et d'Olympias, après tous ses triomphes, avait voulu inspirer plus de respect aux peuples de TOrient en se faisant passer pour flls de Jupiter, c Vous verrez, disait sa mère, quMl finira par me brouiller avec Junon. »
5. Les actions qu*Énée voit sur le temple de Didon^ ont pour lui un intérêt tout personnel ; il s^agit des Troyens :
• • videt Iliacas ex ordine pugnas,
fiellaque jaro fama totum Tulgata per orbem. (Virg., Enéide, l, t. 456-457.)
498 LES LUSIADES. CU. VII (St. 56-58).
(( ploits nouveaux ; la science de nos mages les a lus aa « livre des Destins.
« Tout doit céder à l'ascendant de cette nation belli- « queuse : que peuvent les efiForts de Thomme contre les (( arrêts du ciel? Ainsi Tannoncent les oracles; mais ils « ajoutent que les vainqueurs se montreront si grands « dans la guerre et dans la paix, que les vaincus pour- « ront, à la face du monde entier, s'enorgueillir de leur « défaite. »
Mais déjà la salle du trône s'ouvre devant eux^ Sous un dais magnifique, sur un divan dont l'élégance égalait la richesse, reposait le Samorin. Dans son air, dans ses regards, respirait la majesté de l'empire. L'or brillait à sa ceinture; le diamant étincelait sur sa tête. Près de lui, dans une attitude respectueuse, se tenait un vieillard qui, par intervalles, lui présentait le bétel au brûlant parfum.
Un brahmane, au front vénérable, au maintien grave, s'avance à pas lents vers Gama, et le conduit au pied
il s^agil d^Énêe lui-même qui se reconnatl au milieu dea héros.
Se qaoque principibus permixtum agnoTit AchiTÎi.
(id. T, 488 )
Camœns ne pouvait représenter les Portugais sur le palais du Samorin, mais il y place les premiers triomphateurs de Tlnde, ceux dont ils doivent imiter les hauts Taits. 11 fait plus : il met dans la boache du Catual cette prédiction, depuis longtemps répandue dans le paya,' qu'un peuple lointain viendra graver ses exploits à la suite des autres; et cette situation est d'autant plus dramatique, que le Catual ignore qu'il a devant lui ces futurs conquérants dont il parle, tandis qae Gama, qui seul comprend le sens de la prophétie, peut voir en imaginaUon la conquête prochaine des Portugais figurer après celle des héros qui font sous ses yeux.