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Tu vatem , tu, Diva, mone

Major rerum mihi nascitur ordo ;

Majus opus moveo

(Virg., Enéide, VII, v. 42; 44-46.)

LES LUSIADBS. CH. VII (Si. 84-S5). 505

rînexpérience du prince, et livre à ses goûts dissipateurs la dépouille du peuple ;

Ni ce magistrat sévère à qui Thémis a remis sa balance, et qui refuse d*y peser les droits du pauvre; ni ce ministre au cœur de bronze qui, toujours armé de taxes nouvelles, boit la sueur des malheureux et dévore les fruits d*un labeur qu*il ne connut jamais.

Honneur seulement aux héros qui, pour leur Dieu, pour leur roi, prodiguent noblement leur vie M Ils meurent, mais cette vie qu'ils viennent de perdre, la Renommée s'en empare et la prolonge d'âge en âge jusqu'à la dernière postérité. Filles d'Apollon, soutenez mon courage; et ma lyre, un moment suspendue, me rendra bientôt ses accords.

I • Tous ceux que condamne Camoens dans les stances qui procèdent, ont été condamnés par Virgile et placés par lui dans les enfers : •

Veodidit hic auro patriam, dominamque potentem Impôt uit ; fixit leges pretio, atqu« refixit.

(Virg., Én^idt, VI, ▼. 621.622.)

Ceux, au contraire, à*qui le poète portugais réserve Thonneur d*étre célébrés dans ses chants, ont été mis par le poète latin dans les Champs-

Éljrsées :

Hic manuf, ob patriam pugnando vulnera passL (Virg., Enéide, VI, v. 660.)

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